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Dans la nuit du 4 au 5 février 1994, l'ancien Parlement de Bretagne a brûlé.
Les pompiers ont pu arrêter l'incendie au niveau du premier étage. La plus grande partie des oeuvres d'art et des tapisseries a pu être sauvée. Le secteur le plus touché des bâtiments se situe au sud-est, là où se trouvaient le bureau du Procureur général et la bibliothèque des magistrats. Le plafond de la salle des pas perdus, directement accroché à la charpente, est détruit. Les dégâts matériels sont considérables, et rien ne subsiste de la couverture de l'édifice. Les magistrats, les rennais ont été profondément traumatisés par cet événement qui a donné lieu à une mobilisation civique considérable qui ne s'est atténuée que plusieurs semaines après l'incendie.
Le traumatisme a des racines plus profondes ; la ville de Rennes a presque intégralement brûlé en 1720, et le Parlement était alors parmi les rares édifices à avoir échappé aux flammes. La confrontation au feu correspond à une angoisse collective qui fait parfois oublier que les rennais lui doivent aussi la reconstruction d'une ville plus belle et plus régulière qui figure ainsi parmi les exemples majeurs de l'urbanisme français de la première moitié du XVIIe siècle.