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L'île de l'Oiselet, située entre le bras navigable du Rhône à l'ouest, et le bras mort dit des Arméniens à l'est, est un territoire de 450 hectares occupé dans le premier quart du XXe siècle par des exploitations agricoles. Lîle produisait notamment des céréales, des prairies temporaires, du millet à balais, de la betterave sucrière. Cependant lagriculture demeurait stagnante à cause des difficultés de transport.
Aussi, dans une lettre adressée le 28 novembre 1922 au ministre de l'Agriculture, les îliens demandent l'autorisation de créer "une association syndicale libre pour la construction d'un pont sur le Rhône des Arméniens". Ils sollicitent également le concours du service du génie rural pour l'étude du projet d'association et pour la construction du pont.
Le projet est autorisé en 1923 et mis au concours. Backes, ingénieur-constructeur à Lyon est retenu pour la partie métallique (tablier et suspension), Bourelly à Montfavet pour les maçonneries.
Les travaux, commencés en 1925, sont achevés en juillet 1926. Le pont est ouvert à la circulation le 26 août.
L'ouvrage consiste en une passerelle suspendue semi rigide à une seule travée de 157,50 mètres de portée entre le parement des culées. La voie, de 2,30 mètres de large, est bordée de deux trottoirs de 0,50 mètres. Le tablier, à profil longitudinal parabolique, est supporté par des poutrelles métalliques retenues par 3 fils de longerons. La chaussée, en madriers de chêne boulonnés, est revêtue d'un platelage jointif en planches de sapin. Les trottoirs sont également en planches de sapin. Les pylônes, en béton, sont d'une hauteur d'environ 20 mètres. Les ancrages des câbles de retenue, pris dans un massif bétonné, sont à 21 mètres des pylônes.
La gestion du pont devient vite lourde pour l'association syndicale qui obtient en 1950 son classement en voirie communale.
Devenu obsolète, le pont sera interdit à la circulation des camions en 1975, puis remplacé pour tous les véhicules par une chaussée sur enrochement sur le site de l'ancien bac à traille.
rédacteur : Martine Audibert, drac paca crmh, 2001
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