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Située dans le quartier de Ferrières, au nord de la ville, sur lancienne emprise des salins devenue propriété communale, lécole maternelle est construite, à la sortie de la seconde guerre mondiale, dans un contexte durgence où le développement industriel de Martigues saccompagne dune croissance sans précédent de sa population. Livrée en septembre 1952, elle a été commandée par le ministère de lEducation nationale aux architectes Arati, Boyer, Lestrade et à l'ingénieur Prouvé.
Les Ateliers de Jean Prouvé, basés à Nancy, répondaient alors à une forte demande de construction détablissements scolaires.
Jean Prouvé utilise ici le verre et lacier. Ce dernier est conçu en tôle pliée, formant une "béquille" ; les composants légers sassemblent par différents systèmes de boulonnages dans la perspective dune production de masse, en usine. Il utilise dune façon ponctuelle des parties maçonnées en pierre apparentes mettant habilement en valeur les éléments usinés. Le plan est conçu en trois types despaces équilibrés judicieusement par rapport à la lumière :
- les circulations, vestiaires et sanitaires,
- la salle de jeux et les classes,
- un espace extérieur protégé.
La grande façade libre sous auvent donne au sud sur la cour. Elle est composée uniquement de portes doubles entièrement vitrées sur toute la hauteur, qui apportent un maximum de lumière aux salles de classe et, par lélégance de leur ligne, illustrent parfaitement lesthétique de Jean Prouvé. A larrière, perpendiculairement aux classes, deux blocs abritent les bureaux et loffice, créant un espace extérieur pour laccueil. Les panneaux de façade sont associés à des panneaux en aluminium peint à hublots. Ces fameux panneaux à hublots sont en quelque sorte la signature de Jean Prouvé.
Lécole de Ferrières est toujours en fonction. Des aménagements ont été réalisés ces dernières années sans modifier le parti général. Elle est un exemple de lidée constructive de Jean Prouvé où le dispositif technique devient un élément darchitecture.
rédacteur : Sylvie Denante, drac paca crmh, 2001
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