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"Au sein de lagence Egger-Pouillon (1944-53), lessentiel de la commande publique réalisée à Marseille, provient de René Egger, architecte conseiller technique du ministère de lEducation Nationale (1942-68). Cest à ce titre quil va simpliquer plus particulièrement dans les équipements scolaires comme le lycée Colbert construit dans le quartier des Catalans.
Sur la partie publique, côté rue, ce bâtiment présente une rampe daccès qui vient se glisser sous un portique supportant les locaux de ladministration. Légèrement en retrait, se tient le bâtiment denseignement technique dont la façade des circulations, orientée au nord, est percée dénigmatiques petits trous rectangulaires, disposés en quinconce. La façade sud donnant sur la cour est au contraire largement ouverte."
Dans cette cour, originellement destinée à la pratique du sport, les murs de soutènement est et sud sont ornés de panneaux céramiques colorés, créés par Philippe Sourdive, et séparés par des pilastres. A lest, des bancs adossés, en béton incrusté de céramique, complètent ce décor.
Dans les années 1990, le lycée a fait lobjet dune rénovation des espaces intérieurs, réalisée par les architectes P. Poissonnier et A. Ferrand. Dans le cadre dune mise aux normes de sécurité, la galerie qui ornait le mur est de la cour a été supprimée. Le parement de pierre rosée de Lyon qui ornait la façade sur rue a dû être entièrement déposé en raison de son instabilité. La façade a été réhabilitée en 2006.
rédacteur : Eve Roy, drac paca crmh, 2006
source : Jacques Sbriglio, Guides darchitecture, Marseille 1945-1993, Marseille, Parenthèses, 1993, p.68
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