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département

Bouches-du-Rhône

commune

Marseille

appellation

Campagne Larousse

adresse

boulevard Larousse

auteurs

André DEVIN, Maurice SCIALOM, Jean-Louis SOURDEAU (architectes)

date

1955

protection

édifice non protégé

label patrimoine XXe

Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) du 16 novembre 2006

© Thierry Durousseau, architecte, 2006

Après la seconde guerre mondiale, les campagnes entre Le Canet et Saint-Barthélémy sont un lieu de regroupement d’habitat précaire qui a fait l’objet de programmes de résorption. Dès 1953, Jean de Mailly donne un plan d’urbanisme entre Saint-Gabriel et la Campagne Larousse, où les premiers LEPN (logements économiques de première nécessité) sont réalisés en 1954. Le programme est mis en œuvre par une des premières SEM (société d’économie mixte) de la Ville, la SAMCLE (S.A. Marseillaise de construction de logements économiques), et la Caisse des Dépôts, spécialiste de l’intégration logements et équipements. L’ensemble, en extension du Canet, est intégré à la ZUP n° 1, avec le passage de l’autoroute nord.

L’ensemble de 390 logements se décompose en deux secteurs séparés par une emprise dédiée alors au futur boulevard Arnavon. Une passerelle de liaison, prévue au droit de l’école, sera réalisée sur la limite ouest de l’opération. Au sud, le plan compose avec les logements existants, qu’il cadre par des îlots ouverts, autour d’un groupe scolaire et d’un centre commercial. C’est un petit ensemble, dès l’origine bien équipé. Les immeubles de trois à cinq niveaux, avec leurs toitures à quatre pentes en tuiles, évoquent encore la facture HBM (habitations à bon marché). Leur conception est de très bonne qualité.
La structure est constituée de segments de façades porteuses alliées à un réseau de poteaux  sur un entraxe de 3,50 m laissant une large flexibilité. Le cloisonnement est léger, parfois doublé ou triplé sur certains séparatifs.
Le modèle prend toute sa dimension sur la partie septentrionale, avec deux barres de quatre et onze niveaux. La façade sud, en béton revêtu de pierre de taille, répète un schéma qui regroupe les pans de verre des ouvertures (séjour, chambre) et loggias, en alternance avec des pleins de travée. Les 3e et 11e étages ont des balcons filants dessinant comme autant de registres d’attique et de soubassement. On peut y voir une parenté avec les tours urbaines du Havre (A. Perret, 1956). Au nord, les sanitaires et la cuisine sont soulignés par des claustras de béton clair.

rédacteur : Thierry Durousseau, architecte, 2006

lien

site Marseille, ensembles et résidences de la période 1955/1975, fiche détaillée avec illustrations, également disponible en version .pdf

Patrimoine du XXe siècle en paca © drac paca crmh, juin 2010