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En 1750, Lesclop proposa un orgue de 16 pieds à quatre claviers
et un pédalier. A la mort du facteur, en 1752, la veuve demanda
à Louis-Alexandre Clicquot de terminer l'ouvrage. L'instrument
fut reçu en 1756.
En 1769, François-Henry Clicquot effectua quelques travaux. En 1795, le citoyen Molard, responsable d'une enquête sur les orgues de Paris, jugea l'instrument en assez bon état et prit des dispositions pour le préserver. Il fut néanmoins pillé par les soldats de Bonaparte qui enlevèrent un grand nombre de tuyaux pour les fondre.
En 1802, l'orgue était injouable. Le facteur Pierre Dallery, ancien
associé de François-Henry Clicquot, établit le procès-verbal des
dégâts : il ne restait plus que 1367 tuyaux sur les 2795 que comptait
l'instrument. Pierre Dallery porta le nombre des claviers à cinq. En 1839, Aristide Cavaillé-Coll fut appelé pour restaurer l'instrument et le mettre au goût du jour tout en conservant une grande partie du matériel ancien qu'il transforma. Le travail fournit l'occasion au facteur de dresser un argumentaire en faveur des améliorations qu'il proposait. Le texte qui nous est parvenu illustre au mieux l'esprit de recherche qui animait le plus grand facteur d'orgues de cette époque.
En 1858 et 1881, Aristide Cavaillé-Coll intervint à nouveau puis
Charles Mutin en 1901.
En 1991, l'orgue fut démonté par Jean Renaud pour être restauré dans l'esprit de l'orgue de 1858 ; l'harmonisation
fut réalisée par Jean-Pierre Swiderski.
Le buffet de style Louis XV , " sculpté dans la masse à grands
coups d'herminette, selon les méthodes et la pratique des sculpteurs
qui travaillaient à l'ornementation des vaisseaux de l'Etat et
formaient une véritable corporation de spécialistes de la grande
décoration... " (le nom de l'ébéniste nous demeure inconnu) compte
parmi les plus belles ébénisteries du XVIIIe siècle, reposant
sur une élégante tribune décorée d'anges musiciens par Claude
Francin, dans un mouvement majestueux qui mêle le bois à la pierre
et joue avec elle ! |
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| Protection : partie instrumentale classée le 12 mai 1981 ; buffet
classé le 22 février 1905. Crédits photographiques : Karin Maucotel, Michel Bottin. Sources : Loïc Métrope, Les Grandes Orgues Historiques de Saint Roch, oeuvre de Clicquot et Cavaillé-Coll, Paris, Paroisse Saint-Roch, 1994 ; Félix Raugel, Les Grandes Orgues des églises de Paris, Paris, Fischbacher,1927, p. 109 ; Pierre Dumoulin, Orgues de l'Ile-de-France, tome 4, Paris, ARIAM Ile-de-France-Aux Amateurs de Livres, 1992, pp.103 à 113. |
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