Le courrier du Père Noël

Il y a de cela 21 ans (1974), trois employés du Service des communications de la Société canadienne des postes, à Montréal, décidèrent de répondre à la centaine de lettres que le Père Noël avait reçues cette année-là. L'année suivante, la nouvelle se répandit et le père Noël reçut davantage de courrier, si bien que les trois comparses en avaient plein les bras. Ils demandèrent donc l'aide de collègues pour les assister dans cette agréable mission.

  Avec le temps, l'affaire fit boule de neige. Finalement, en 1983, la Société canadienne des postes instaura un programme national destiné au courrier du père Noël. A cette occasion, elle émit un code postal réservé exclusivement au père Noël. Celui-ci aime bien son code postal (HOH OHO) car, pour le dire, il n'a qu'à rire.

L'an passé (1994), plus de 13 000 employés et retraités des Postes ont répondu, dans leurs temps libres, à plus d'un million de lettres adressées au père Noël. La réponse étant rédigée autant que possible dans la même langue que la lettre de l'enfant, les aides du père Noël ont ainsi expédié des envois dans une vingtaine de langues et en braille.

Le père Noël reçoit également des lettres pathétiques d'enfants affligés par la maladie, le divorce ou le chômage de leurs parents ou, pire encore, par la guerre. Aussi, des psychiatres de l'Hôpital Sainte-Justine pour enfants, de Montréal, se chargent de répondre bénévolement à ces lettres qui demandent une attention particulière.