Les cadeaux aux enfants

Déjà, dans les années 1860, les jouets de fabrication allemande étaient largement "publicisés" dans les annonces commerciales faites par les grands magasins, jusqu'au moment oł la production japonaise envahit le marché au cours du XXe siècle.

A cette époque, les jouets étaient clairement départagés entre les filles et les garçons. A ces derniers, on offrait des véhicules miniatures de pompiers ou de policiers, des petites voitures de livraison ou de promenade, des trains et des tramways, des soldats de plomb, des jeux de blocs, des jouets mécaniques de toutes sortes, des coffres d'outils de menuiserie et des habits de militaire ou de pompier.

Les filles recevaient, pour leur part, des jouets essentiellement associés à leur futur rôle de mère et de "ménagère". Elles se voyaient offrir des poupées, des cuisinières miniatures avec batterie de cuisine, des services de vaisselle, des fers à repasser, des machines à laver et autres meubles de petit format, tel le piano droit.

Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces beaux joujoux restèrent l'apanage de l'élite bourgeoise. Dans les milieux populaires, les cadeaux étaient beaucoup plus modestes. Dans leur bas de Noël, les enfants trouvaient des oranges, des bonbons, des poupées ou des bonshommes en pain d'épices (appelés nolais en Acadie) et des biscuits de Noël. Les plus chanceux y découvraient parfois un petit jouet de fabrication artisanale et, plus rarement, un beau joujou commercial acheté à prix fort par les parents.