Les boissons

Grandement apprécié des Anglais, le wassail accompagnait les copieux repas de Noël. Ce terme dériverait de l'expression Waes haeil qui, en langue vernaculaire, signifie "be thou well" or "to your health" (à votre santé). Cette boisson douce, servie dans de grands bols, fut remplacée au XVIIIe siècle par le punch, constitué de jus de fruits et de spiritueux fortement alcoolisés. L'ale ou la bière, de même que le porter étaient également à l'honneur lors de ces réjouissances familiales.

Chez les francophones mieux nantis, on achetait quelques vins importés de France, de même que des liqueurs et spiritueux. Toutefois, pour une large proportion de la communauté francophone, les vins et la bière de fabrication domestique remplaçaient ces alcools trop dispendieux. Au moyen de recettes transmises de génération en génération, on fabriquait, à partir de l'automne, des vins de "patates" (pomme de terre), de cerises à grappe, de rhubarbe, de salsepareille et, bien entendu, la fameuse "bière de malt" faite àbase d'orge cultivée dans ses propres champs. Servies en grandes rasades, ces boissons étaient considérées comme un signe d'hospitalité et de cordialité au temps des Fêtes.