Nef, voûte, côté nord
- Vue d'ensemble
: Jérusalem céleste, personnifications des vertus -
Les contours des personnages comme les enroulements de
rinceaux ont été dessinés rapidement, d'une main ferme. Le
peintre ne s'embarrasse pas de détails ; les plis restent sommaires et
gauches.
Les moyens financiers sans doute réduits de la
communauté n'ayant pas permis l'emploi des pigments coûteux, la
gamme de couleurs est réduite.
Le peintre actualise quelque peu
sa manière, par des détails de
costume (chaussures, béret), mais pour
l'essentiel les procédés employés sont archaïques
(superposition de morceaux de crânes pour suggérer une foule, par
exemple, ou traitement des sols). Il n'est cependant pas le seul à perpétuer,
au début du XVIe siècle, ces procédés : c'est par là,
et aussi par le choix de certains motifs décoratifs
des fonds et des bordures, particulièrement en
faveur dans la vallée du Monregalese, que ce peintre appartient à
la zone alpine.
Anonyme, l'auteur des peintures de Notre-Dame de Benva a donc dû
recevoir sa formation en Piémont, et exercer son métier de façon
itinérante, répondant aux commandes de communautés rurales
plus sensibles au contenu des peintures qu'au caractère novateur de l'exécution.