Pendant très longtemps, sur les coteaux comme dans les vallées,
l'alimentation en eau des fermes s'effectua exclusivement grâce
aux sources, qui en étaient souvent éloignées. Les
puits construits à proximité de la maison ne se multiplièrent
que dans le courant du XIXe siècle. Ce sont des ouvrages simples,
entourés d'une margelle en brique ou en pierre, et portant une
superstructure métallique. Quelques uns sont des petits édicules
en brique couverts d'un toit à deux ou quatre versants
LES
BARTHES. Lieu-dit Barthe Blanche, puits de la ferme, XIXe siècle.
Sur le causse, l'eau est rare, et les puits ne se rencontrent que là
où la nappe phréatique était facile
à atteindre.
CAYLUS. Lieu-dit Pavy, 1772.
Ils se trouvent donc parfois
à l'écart des hameaux. Pour résoudre ce problème
vital, les paysans eurent recours à des citernes destinées
à recueillir les eaux de ruissellement des toitures. Citernes et
puits furent construits en pierre et couverts de voûtes en tas de
charge, comme les innombrables cabanes.