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Pont-Noyelles
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Le village de Pont-Noyelles fut connu, à l’origine, sous la simple dénomination de “Pons” (1108) ou “Pont” (1167), car on y passait l’Hallue. Comme Querrieu, qui occupe l’autre rive de ce petit affluent de la Somme, le village s’est développé le long de l’ancienne voie romaine menant d’Amiens à Albert. L’abbaye Saint-Vaast d’Arras y détenait le titre seigneurial et d’importantes possessions : une charte de 1229 règlementait les droits et les devoirs de l’abbaye, représentée par son avoué ou prévôt et ceux des mayeurs et échevins locaux. Au XIXe siècle, Pont-Noyelles connut une activité textile dont le souvenir est conservé par la présence de quelques ateliers : une fabrique de bonneterie fut notamment fondée en 1871 par Lachapelle, un ouvrier parisien. De ce passé textile témoignent encore les maisons aménagées dans l’ancienne usine de lin au 6-12 rue Léonce Houbron et des ateliers sur rue dans certains corps de ferme, par exemple au 12 rue de la Noëlle. Pont-Noyelles fut le théâtre d’une importante bataille, les 23 et 24 décembre 1870, remportée par le général Faidherbe sur l’armée allemande. Une colonne fut érigée en 1873 à l’emplacement du QG de Faidherbe, au sommet de la colline dominant le village à l’est. Elle surplombe tout le site de la vallée de l’Hallue. Le souvenir de cette bataille se retrouve également dans le cimetière de Pont-Noyelles, où les tombes militaires de 1870 avoisinent celles des victimes de la bataille de la Somme (1916). La chapelle du cimetière, dédiée à Notre-Dame-de-Pitié, a été reconstruite en brique en 1868 dans le style néo-gothique mais abrite des éléments plus anciens, notamment la pierre tombale du curé Antoine Postel (1741) et des fragments de vitraux anciens (XVIe siècle). L’église Saint-Martin remonte au XVIe siècle mais fut profondément remaniée en 1878-1882 par l’architecte Antoine. De la construction originelle ne demeurent que la façade occidentale, avec un bel escalier en vis dans une tour octogonale et l’abside flanquée de deux tourelles. La nef, elle, fut entièrement reconstruite au XIXe siècle : seuls les piliers témoignent encore de la disposition d’origine. Le décor intérieur fut lui aussi mis au goût du jour : pavement en carreaux d’Auneuil, vitraux de Bazin...
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