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Fréchencourt |
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Fréchencourt était au Moyen Age le siège d’une seigneurie (Drix de Waullincourt, sire de Fréchencourt en 1283) qui appartint ensuite aux seigneurs de Contay. Le “château” actuel est une demeure du XIXe siècle due à l’architecte amiénois Pinsard mais reprend l’emplacement du château ancien, au sommet de la colline dominant la vallée de l’Hallue. La large rue qui descend du château vers la rivière constitue l’axe principal de Fréchencourt. Le centre primitif du village se trouvait au niveau de l’actuelle mairie-école : là se dressaient jusqu’au milieu du XIXe siècle l’ancienne église avec son presbytère et la plupart des habitations. Ce centre est plus dispersé le long de la Grande rue, depuis la reconstruction de l’église à mi-flanc, entre la vallée et le château, en 1864. L’église Saint-Gilles est une des nombreuses variations réalisées dans le canton par le cabinet Deleforterie sur le plan-type de l’église rurale néo-gothique, expérimenté dans la commune de Coisy. Le plan à trois vaisseaux initialement proposé par les architectes fut rejeté par le ministère de l’Instruction publique et des Cultes qui le jugeait disproportionné pour un si petit village et contraignit les architectes à revenir à un vaisseau unique. En contrebas du village se trouve une curiosité naturelle : les “puits tournants“, sources artésiennes jaillissantes dues à la résurgence de nappes captives. Leur grande profondeur, leur couleur bleue liée à des phénomènes de diffusion de la lumière alimentèrent nombre de récits et de légendes au XIXe siècle.
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