Les Forges de Syam 1893-1996   (1/7)


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Vue aérienne de l'usine
(ph. Photothèque - Atelier Michel Bévalot, Besançon).

1893-1996

En 1892 donc, l'usine est louée à la société en commandite Thomas et Pupier, associant Mathieu Thomas, ancien ingénieur des mines et chemins de fer du Tonkin, et Louis Pupier, fabricant de chocolat à Saint-Etienne, en fait le bailleur de fonds.
En 1896, Irénée Chavanne, constructeur de cylindres de laminoir à Saint-Chamond dans la Loire, remplaça Pupier. La société prit alors l'appellation Thomas et Cie puis se transforma en 1900 en Société anonyme des Forges de Syam, avec siège social à Lyon, transféré à Syam en 1937. L'usine, dont l'outillage s'était modernisé entre 1893 et 1905, orienta sa production vers les produits laminés tout en continuant, jusqu'à ce que la clouterie ferme définitivement ses portes en 1914, de fabriquer des produits diversifiés (profilés, tôles et clous). Entre les deux guerres, l'accent fut mis sur le laminage et l'étirage à froid avec la production de transmissions de moteur mécanique. Durant cette période, de 1908 à 1943, l'usine fut dominée par un homme, M. Leprince, qui occupa successivement plusieurs postes de direction et fut aussi, comme les Jobez auparavant, maire de Syam entre 1912 et 1943.

En 1945, le propriétaire de la fabrique de limes UMAS, à Arc-et-Senans dans le Doubs, devint le principal actionnaire de l'usine. La fabrication d'acier à limes, de barres de faucheuses et de pièces de vélos amena, bon an mal an, la forge de Syam jusqu'en 1972, date de la faillite de la société UMAS. C'est sans doute parce qu'elle vendait des produits à marchés réduits mais sans réelle concurrence que l'usine réussit avec souplesse à passer le cap des deux guerres mondiales et de l'après-guerre 1939-1945 et qu'elle put être rachetée aux descendants des Jobez en 1976 par le groupe Experton-Revollier basé dans l'Isère.