Les Jobez-Monnier   (1/14)


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Portraits d'Emmanuel Jobez et de son épouse Eugénie Ardiet,
peints sans doute peu après leur mariage en 1810
(collection particulière).
 

Trois générations de maîtres de forges (1810-1893)

Pendant tout le XIXe siècle en effet, trois générations d'hommes se succédèrent ici : Claude Jobez (1745-1830), son fils Emmanuel (1775-1828) et son gendre Etienne Monnier (1764-1849), puis Alphonse Jobez (1813-1893), fils d'Emmanuel.
Claude Jobez, en 1810, n'était pas un nouveau venu dans le monde de la métallurgie ; son niveau de fortune le plaçait parmi les maîtres de forges les plus fortunés de France. Originaire de Morez où il vivra toute sa vie et qui restera le point d'ancrage d'une partie de la famille, il avait démarré son ascension sociale bien avant la Révolution comme fabricant en gros de cadrans émaillés pour l'horlogerie. Il était aussi à l'origine de la diffusion sur toute la France des fameuses horloges comtoises de la ville de Morez. Il possédait apparemment un génie commercial hors du commun, doublé d'une grande force de caractère, et d'un sens de la politique que ses fils, gendre et petit-fils développeront par la suite, puisqu'ils seront maires de Morez ou de Syam et députés.