Le
Cantal est une de terre démigration. Lune des spécialités des migrants du
nord-ouest du département était le négoce de la toile. Lorigine de cette
profession est sans doute le colportage du drap de chanvre confectionné dans la région.
Au milieu du XIXe siècle, les colporteurs sont remplacés par des marchands qui vendent
des articles textiles achetés aux grands centres français de production. Ces
commerçants itinérants passent pour être des vendeurs habiles : leur sens des
relations, leur art du boniment et leurs astuces de vente sont légendaires. Cette
profession atteint son apogée entre les deux guerres; elle est aujourd'hui en déclin.
Souvent, les toiliers ont investi le profit de leur commerce au pays en
construisant des habitations modernes. Ces dernières, dites maisons de marchands de
toile, se distinguent nettement dans le paysage car elles tranchent radicalement avec
larchitecture vernaculaire. Elles sinspirent des styles régionalistes en
vogue dans la première moitié du XXe siècle, notamment dans les stations balnéaires ou
les banlieues. Ces maisons affirment la réussite sociale des marchands de toile mais,
dune manière plus large, elles dénotent létat desprit des migrants
qui, au cours de leurs périples, se sont ouverts au monde contemporain par opposition au
conservatisme du milieu paysan quils avaient quitté. |
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La maison des
Barthes sapparente à larchitecture basque. Façade en pignon, faux
pans-de-bois, faux encorbellement, fausses baies de pigeonnier, balcons, enduit clair,
boiseries et huisseries de couleur bordeaux font référence à cette région. |