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b

Le chaumier -le cluzaïre- a préparé son matériel : les clues, paille de seigle liée en gerbes (b), des baguettes de noisetier (a), l’agulha, grosse aiguille en bois (a), l’espagea, planchette en bois avec d’un côté une poignée et de l’autre des rainures horizontales à gorges obliques (e, j). La couverture usagée a été préalablement enlevée. Sur le toit, le chaumier attrape des gerbes que lui fait passer un aide (b). Il délie la paille et il l’étale régulièrement sur la charpente sur une largeur d’environ 70 cm (c). Il dispose une baguette de noisetier sur la paille ; cette baguette est en partie piquée dans le chaume déjà en place (c). Le chaumier enfile dans l’aiguille un lien de paille ou un fil de fer (d). Il plonge l’aiguille à travers la paille, au niveau de la baguette de noisetier, pour atteindre une latte de la charpente (e). En aveugle, il passe l’aiguille autour de la latte et il remonte le lien à la surface (f, g, h). Il retire le lien de l’aiguille et il fait un noeud autour de la baguette (i). Le rang de chaume est alors retenu par la baguette qui est fixée à la charpente par des liens ainsi posés (k, l). A l’aide de l’espagea, le chaumier régularise l’extrémité du rang de paille mis en place (j). Il lui donne une pente et un grain uniformes qui permettront un bon écoulement de l’eau. L’opération est recommencée de manière identique du bas du toit vers le haut. A chaque fois, un nouveau rang de paille couvre le précédent avec un léger décalage afin de suivre la pente. Chaque rang inférieur et la baguette qui le retient sont dissimulés par le rang supérieur. Ces superpositions successives donnent au chaume une épaisseur d’environ 40 cm. Arrivé au faîte du toit, le chaumier commence une nouvelle bande de chaume à partir de la base. Ces bandes sont appelées courijou ; leur largeur correspond à la longueur d’un bras.

  

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h
 
i

j
 
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