Chaumières

Pose du chaume

 
Le Chambon, grange-étable avec fargier.

Le chaume était autrefois le principal matériau de couverture. Le seigle semé en octobre était coupé en août de l’année suivante. La récolte et le battage étaient faits manuellement car les machines auraient cassé la paille. Après le battage, la plus belle paille était peignée avec un râteau en bois à longues dents : la pincha.

Elle était ensuite posée dans un gabarit fait de deux dents de bois plantées dans une planche : lo bonc a clues. Chaque gerbe ainsi déterminée était attachée par deux liens de paille pour former un clue. Enfin, les gerbes étaient remisées dans la grange dans l’attente d’être employées.
Un toit de chaume n’était jamais refait en une seule fois. La quantité importante de paille nécessaire, la durée de l’ouvrage, la dégradation très inégale des côtés d’un toit, la fragilité du faîtage et des arêtes obligeaient régulièrement à des rénovations partielles. D’ailleurs, les anciens baux de fermage stipulaient qu’une partie de la couverture des bâtiments loués devait être restaurée chaque année.