Sablé-sur-Sarthe

La double présence du château-fort et d’un pont franchissant la Sarthe a
déterminé la naissance et le développement de la ville à partir du Xe siècle.

L’agglomération s’étend alors rive droite, à l’ombre du château, et occupe également une île délimitée par le déversoir des moulins construits au pied de la forteresse. Les deux paroisses, Saint-Martin et Notre-Dame-en-l’Ile, confirment cette partition naturelle. Aux XIIIe-XIVe siècles, une enceinte vient réunir les deux paroisses par-delà la rivière. La fondation au XIe siècle du prieuré Saint-Nicolas suscite le développement d’un faubourg au sud de l’île. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour assister à des changements notables provoqués par la reconstruction du château pour Jean-Baptiste Colbert de Torcy. Cependant, les bouleversements majeurs n’ont lieu qu’au milieu du XIXe siècle : destruction de l’enceinte, aménagement d’une nouvelle voie qui traverse la ville. Le problème de la traversée de Sablé se pose à nouveau : il est résolu vers 1970, lorsque l’avenue Joël-Le Theule contourne le centre de l’agglomération vers l’est.

La ville connaît depuis sa création des activités économiques multiples, comme en témoignent les Petits et Grands moulins sur la Sarthe. Le commerce et le travail du cuir, attestés au Moyen Age, fonctionnaient encore au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, est aménagée une importante marbrerie sur l’Ile et une fonderie dans le quartier de la gare. Une telle infrastructure explique le dynamisme d’une cité surtout tournée, aujourd’hui, vers l’industrie agro-alimentaire.


Au XIXe siècle, un type de grande demeure, implantée à l’écart de la ville, témoigne de la volonté de renouer avec l’atmosphère des manoirs médiévaux : La Martinière, bâtie vers 1890 au milieu d’un parc, en est un exemple (photo de gauche).