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S’inspirant de plusieurs Evangiles, le sculpteur réunit autour du tombeau un nombre important de personnages, qui, la tête légèrement inclinée, portent le regard sur le visage du Christ. A sa tête, retenant le drap mortuaire, se tient Joseph d’Arimathie au côté d’un homme, s’apprêtant à répandre la myrrhe. Un personnage vêtu en chevalier porte l’autre extrémité du linceul. Le traitement personnalisé de cette sculpture fait penser à un portrait, peut-être celui d’un donateur. Il joue ici le rôle de Nicodème, qui serait l’homme placé à côté de Joseph d’Arimathie. |
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La qualité de l’oeuvre, stylistiquement proche de l’art de la « détente » de la sculpture du Val de Loire, l’a fait attribuer dans le passé aux grands sculpteurs de l’époque : Louis Mourier, atelier de Michel Colombe ou Guillaume Regnault, son neveu et successeur. Aujourd’hui, s’affirmerait l’idée d’une attribution sinon à Michel Colombe lui-même, tout au moins à son entourage immédiat. |
![]() | Ancrée dans la tradition française, l’oeuvre révèle toutefois l’influence de certains modèles venus d’Italie. |