Les retables de la Mayenne (suite)
| Plusieurs phases aux caractères sensiblement différents marquent les oeuvres de l’école lavalloise. | |
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La première correspond au premier tiers du XVIIe siècle. Le foyer lavallois y apparaît en pleine expansion, mais encore maintenu dans des limites géographiques étroites par la concurrence de deux grands artistes : le manceau Gervais Delabarre et l’angevin Jacques Corbineau. Parallèlement à l’odyssée triomphale de l’atelier des Corbineau d’Angers, et peut-être en relation directe avec lui, le foyer lavallois manifeste sa propre expansion. C’est le moment où Etienne Corbineau devient l’architecte exclusif de la plupart des ordres religieux de Laval, en collaboration avec son fils Pierre, dont le premier retable connu, mais hélas disparu au cours du XIXe siècle, est celui des Ursulines de Laval. |
| En 1633, la réputation de Pierre Corbineau n’est plus à faire lorsque les Jésuites, habitués à travailler avec les plus grands architectes du royaume, font appel à lui pour construire le monumental retable du Collège royal de La Flèche. Ses retables se caractérisent par une grande variété dans le plan au sol, même en ce qui concerne les retables secondaires. Aux Cordeliers de Laval, ses retables témoignent tous d’un art consommé des décrochements qui jouent avec l’ombre et la lumière. Avec Jean Martinet et Tugal Caris, Pierre Corbineau domine la période qui s’achève autour de 1642 avec une certaine saturation du marché. |
| Apparaît une nouvelle génération de retabliers : les Houdault, Langlois, Olivier Martinet, qui ne produit plus de grands architectes, au sens large du terme, mais essentiellement des constructeurs de retables. Se développe alors un genre de vie plus nomade, sur des chantiers de retables qui n’occupent guère leurs ouvriers plus de six mois à un an. | |
(suite)
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