Dans une conjoncture difficile la construction de retable se multiplie, mais leur prix diminue, en particulier par la réduction des prestations : les marbres sont moins nombreux, la sculpture ornementale plus sèche et parfois même assez pauvre, le jeu des volumes plus retenu, utilisant donc moins le tufeau. Mais l’esprit du retable lavallois reste immuable. Cette génération de retabliers disparaît vers les années 1680-1690. Désormais, c’est l’effritement de l’école lavalloise. La contraction de la zone lavalloise va de pair avec une nouvelle expansion angevine qui domine de la côte sud de la Bretagne à Nantes et Angers et jusque dans le sud de la Mayenne actuelle. Un autre matériau est également employé pour la construction des retables aux XVIIe et XVIIIe siècles : le bois. (photo ci-contre Eglise paroissiale de l'Assomption à Brécé -34k-) |
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Ces retables connaîtront une évolution quelque peu différente des retables de pierre. Leur concentration est particulièrement importante dans le nord du département. Leur édification se répartit sur trois périodes principales qui, pour les deux premières, correspondent aux phases culminantes du XVIIe siècle des constructions de retable en pierre. La production connaît un net ralentissement entre 1715 et 1750 pour redémarrer à nouveau après le milieu du siècle. Les motifs rocailles laissent la place à la représentation des instruments du culte : livres, croix, calices, ciboires... L’importance donnée au tableau central minimise parfois le rôle des ailes, toujours garnies de statues. Après la Révolution, les églises nécessitent la mise en oeuvre de travaux importants. L’entrée à Laval de Monseigneur de Pidoll, évêque du Mans, en 1802, et la signature du Concordat marquent le point de départ d’une période de construction et de restauration. Contrairement à ce qui se produit pour l’architecture civile en milieu urbain, le courant néoclassique ne laisse guère d’oeuvres marquantes. |
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Dans la première moitié du siècle, les constructeurs de retables puisent leur inspiration dans les réalisations des XVIIe et XVIIIe siècles. Comme aux époques précédentes, l’industrie du marbre connaît un rayonnement important. A partir des années 1840-1850, le XIXe siècle est marquée par un retour aux formes médiévales. En Mayenne, ce mouvement coïncide avec la création de l’évêché de Laval, en 1855, et la nomination de Monseigneur Wicart. Une centaine d’églises seront entièrement reconstruites. Malgré l’appel à des artistes, étrangers à la Mayenne, Cottereau du Mans, Poussielgue-Durand de Paris, le retour aux formes médiévales condamne le retable. Simples cadres à image, sculptée ou non, ils tendent à disparaître complètement, souci archéologique, lorsque la mode romano-byzantine se répand. |