| Deux variantes s’offraient à l’artiste pour réaliser sa peinture sur un mortier de chaux. Le peintre pouvait désirer disposer de beaucoup de temps. Il travaillait alors sur un enduit sec ou réhumidifié avec l’ajout d’un produit fixatif dans son médium. Autrement, il pouvait travailler pendant le séchage de l’enduit : la fixation des couleurs se faisant par le processus naturel de la fresque. Si la solidité de cette dernière est éternelle - en théorie -, la peinture sur enduit sec est nettement plus fragile dans le temps. Dans la pratique, les peintres employaient une technique mixte issue de la fresque, commençant « à frais » et terminant à sec, sans doute pour bénéficier des caractéristiques des deux techniques : les fonds et les grandes plages sont réalisées a fresco et les détails a secco. La perte des dernières couches donnent parfois des oeuvres très spectaculaires, tel l’Enfer de Lassay-les-Châteaux. Contrairement, à une idée répandue, la fresque se pratique encore de nos jours : cet art est enseigné dans les Pays de la Loire même, au Centre de la Fresque à Blain (Loire-Atlantique) et en Mayenne, la chapelle de Trans a été fresquée ces dernières années. |