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Première mention des moulins
du Château
Moulin à poudre
dans la partie nord de l'île

Mise
en service de l'écluse

Pont Saint-Michel
Nouveau
moulin à poudre sur l'île du Ramier
Passerelle de la Poudrerie
Le chemin de fer traverse l'île d'Empalot

Extension
de la poudrerie sur l'île d'Empalot
Pont de Banlève
Inondation. Chaussée de la Cavaletade détruite
Achat
de l'île par la ville
Création
du Parc Toulousain
Nouvelle
extension de la poudrerie sur l'île d'Empalot et à Braqueville
Usine
hydro-électrique
Usine de gadoues
 
Émulation
nautique
Bombardement de la poudrerie et du Pont d'Empalot'
Parc des Expositions
Cité
Daniel- Faucher
Institut
du Génie chimique
Laboratoire
de Banlève
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Il faut remonter
au XIIe siècle pour retrouver les traces d'une activité humaine.
Les moulins du Château Narbonnais ont donné
leurs noms à l'île. En réalité ces moulins se trouvaient sur l'ancienne
île de Tounis, près de Port Garaud, mais les actionnaires ou "pariers"
possédaient ces terres et utilisaient la force motrice produite par le
bras supérieur de la Garonne.
Ces moulins existaient déjà en 1183, puisque les pariers sont autorisés
par Raymond V à construire une chaussée d'une rive à l'autre. On ignore
le tracé de celle-ci, mais elle traversait sans doute obliquement le bras
droit de la Garonne et s'accrochait au ramier du Château comme l'indiquent
les plans dès le XVIIe siècle. En 1192, Raymond V confirma l'inféodation
et autorisa les pariers à transformer leurs moulins flottants en seize
moulins terriers ou plus. Nous ignorons la date des premiers aménagements
du bras droit du fleuve et la création des autres chaussées de Banlève,
de la Loge et de la Cavaletade qui contraignent
les eaux du fleuve à emprunter ce bras.
Le 4 juin 1900 une inondation emportait la chaussée de la Cavaletade.
Avec celle de Boisset, elle alimentait plusieurs usines, la poudrerie
et le moulin du château. Ceux-ci se trouvèrent privés d'eau, d'autant
que le bras droit supérieur était encombré. L'eau s'écoulait exclusivement
par le bras inférieur. Les usines durent cesser leur activité. Près de
150 ouvriers étaient réduits au chômage. L'administration du moulin
ne put faire face aux dépenses considérables nécessaires à la réparation
de cette chaussée. La Ville engagea alors des négociations pour acquérir
le moulin et ses dépendances dans le but de redonner à ce "quartier, autrefois
si animé et momentanément désert, toute son activité et toute sa richesse".
Etait également envisagée l'idée d'établir une autre prise d'eau afin
d'utiliser la force hydraulique pour l'éclairage public et d'aménager
une promenade publique dans la partie consacrée à l'agriculture.
Le 14 février 1901, le conseil municipal approuva le texte d'une convention
et les projets de reconstruction de la chaussée. Cet achat fut déclaré
d'utilité publique par une loi du 2 mars 1902.
Dès lors l'aménagement de l'île et son évolution résultèrent exclusivement
des décisions du pouvoir municipal qui poursuivit deux objectifs apparemment
peu compatibles : développer un lieu de loisirs et un "quartier industriel".
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