Histoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 









































 

 



 

 

 






 




 










 

   Il faut remonter au XIIe siècle pour retrouver les traces d'une activité humaine.
Les moulins du Château Narbonnais ont donné leurs noms à l'île. En réalité ces moulins se trouvaient sur l'ancienne île de Tounis, près de Port Garaud, mais les actionnaires ou "pariers" possédaient ces terres et utilisaient la force motrice produite par le bras supérieur de la Garonne.
Ces moulins existaient déjà en 1183, puisque les pariers sont autorisés par Raymond V à construire une chaussée d'une rive à l'autre. On ignore le tracé de celle-ci, mais elle traversait sans doute obliquement le bras droit de la Garonne et s'accrochait au ramier du Château comme l'indiquent les plans dès le XVIIe siècle. En 1192, Raymond V confirma l'inféodation et autorisa les pariers à transformer leurs moulins flottants en seize moulins terriers ou plus. Nous ignorons la date des premiers aménagements du bras droit du fleuve et la création des autres chaussées de Banlève, de la Loge et de la Cavaletade qui contraignent les eaux du fleuve à emprunter ce bras.

Le 4 juin 1900 une inondation emportait la chaussée de la Cavaletade. Avec celle de Boisset, elle alimentait plusieurs usines, la poudrerie et le moulin du château. Ceux-ci se trouvèrent privés d'eau, d'autant que le bras droit supérieur était encombré. L'eau s'écoulait exclusivement par le bras inférieur. Les usines durent cesser leur activité. Près de 150 ouvriers étaient réduits au chômage. L'administration du moulin ne put faire face aux dépenses considérables nécessaires à la réparation de cette chaussée. La Ville engagea alors des négociations pour acquérir le moulin et ses dépendances dans le but de redonner à ce "quartier, autrefois si animé et momentanément désert, toute son activité et toute sa richesse". Etait également envisagée l'idée d'établir une autre prise d'eau afin d'utiliser la force hydraulique pour l'éclairage public et d'aménager une promenade publique dans la partie consacrée à l'agriculture.
Le 14 février 1901, le conseil municipal approuva le texte d'une convention et les projets de reconstruction de la chaussée. Cet achat fut déclaré d'utilité publique par une loi du 2 mars 1902.

Dès lors l'aménagement de l'île et son évolution résultèrent exclusivement des décisions du pouvoir municipal qui poursuivit deux objectifs apparemment peu compatibles : développer un lieu de loisirs et un "quartier industriel".