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Situé dans la
partie sud de la ville, le site du Ramier se compose de plusieurs îles
comprises entre deux bras de la Garonne, à hauteur de l'avenue de Muret
et du quartier d'Empalot. Elles s'étirent sur quatre kilomètres de long
et six cents mètres de large.
Du nord au sud, s'échelonnent les îlots de Banlève, prolongés par l'île
du Ramier du Château, celle d'Empalot, puis l'îlot des Lapins. La configuration
du site s'est modelée au gré des inondations brutales provoquées par les
orages violents ou la fonte des neiges au printemps. Les
plans anciens en témoignent. Les nombreuses chaussées en amont
ont en outre favorisé les dépôts d'alluvions en ce lieu.
Ces îles demeurèrent longtemps isolées car il n'existait pas de pont,
seul un bac les reliait à Port Garaud. La violence des crues de la Garonne
représentait une menace permanente pour les hommes.
Les plus récentes furent celle de 1875, les eaux s'élevèrent à plus de
8 mètres au-dessus de l'étiage, et celle de 1952 qui provoqua des dégâts
importants au Parc des Expositions en construction. Les quartiers alentour
se sont protégés depuis par des digues qui enserrent le fleuve mais l'île
est restée sans défense. Seul l'Institut du Génie chimique a élevé sa
propre digue le long du canal de fuite de la poudrerie. En cas d'inondation,
l'évacuation des personnes demeure donc l'unique protection.
Le site s'est intégré peu à peu
à la ville grâce à la construction des ponts à
partir du XIXe siècle. Le réseau viaire se limite toutefois
à l'allée latérale qui longe à l'est la totalité
des îles et dessert l'ensemble des édifices. Quelques ponts
enjambent les chaussées. Il n'y a pas de rues transversales.
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