Elle se situe à mi-chemin entre deux sites antiques d'importance, le temple de Mercure du Puy de Dôme et les thermes du Mont-Dore.
L'étymologie d'Orcival a suscité les interprétations les plus variées (Vallée des Ours, Val d'Orcus -ou Pluton-, Vallée de la Source -"ourche", en auvergnat-)... La seule certitude est que le site correspond effectivement à une vallée, la vallée du Sioulet.
Le village, implanté à 860 mètres d'altitude, est bâti en éventail autour de l'église. Il ne se serait probablement pas développé sans la dévotion à la Vierge qui y est attachée depuis des siècles, et sans l'église Notre-Dame.
Notre-Dame d'Orcival est l'une des cinq prestigieuses églises auvergnates du début du XIIe siècle, avec Notre-Dame-du-Port, Saint-Austremoine d'Issoire, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin, qui ont fait la renommée de l'Auvergne romane. Elles ont été bâties à Clermont même et dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour de l'ancienne civitas arvernorum.
A ce groupe s'ajoutent d'autres édifices romans de la même zone géographique, diversement altérés par des transformations, mais où transparaît encore nettement un parti architectural semblable, tout au moins pour une section de l'édifice : Saint-Cerneuf de Billom, Saint-Victor-Sainte-Couronne d'Ennezat, Saint-Sébastien de Manglieu, Saint-Pierre de Mozac et Saint-Priest de Volvic.