La présence, aujourd'hui encore, de fermes , de bastides et de cabanons témoigne de l'ancien terroir rural, à vocation agricole.
Le canal de Marseille , la voie ferrée, le viaduc ferroviaire des Aygalades, quelques fours à chaux sont les éléments les plus marquants des modifications du paysage liées au développement des échanges aux entrées de Marseille pendant le XIXè siècle.
Dernier avatar de ce type, le tunnel autoroutier de Saint-Antoine constitue depuis sa mise en service en 1947 l'une des portes du Marseille contemporain, fonction clairement exprimée par la symbolique de son décor de bas-reliefs en béton, dus au sculpteur Baumel en 1950.
En grande partie, l'habitat actuel est de type individuel, petites villas avec jardins ou jardins-terrasses, maisonnettes sur cour. Ces constructions datent de l'Entre-deux-guerres et ont été réalisées sur le lotissement des anciens domaines agricoles, dont l'un, celui de la famille Borel, a donné son nom au quartier.
Même si un nombre certain de villas témoigne de la continuité de ce type d'habitat des années 1960 à nos jours, le type marquant, pour le paysage désormais urbain de la deuxième moitié du XXè siècle, est celui des lotissements concertés d'immeubles.
On l'a vu, le quartier des Borel n'est pas issu d'un de ces fameux noyaux villageois qui maillent la ville actuelle. Aussi est-il significatif de constater que les seuls édifices cultuels inventoriés, l'église arménienne des Saints Tatéos et Parthomios et la pagode bouddhiste Phaphoa, sont l'expression de deux des vagues migratoires que Marseille connaît depuis son origine.
Les éléments recueillis sur le terrain, complétés par le résultat d'une recherche en archives, serviront de matériau à l'élaboration d'une base de données documentaire susceptible d'enrichir la base nationale Mérimée. Ces données seront également reportées sur une Carte du Patrimoine, document cartographique destiné à faciliter la localisation, l'identification et la gestion du patrimoine architectural.