Sciage
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Les blocs sont débités en tranches par le châssis de scie multilames (ou armure), qui peut avoir de 50 à 100 lames. Son principe est celui de la scie à pierre dure manuelle : le marbre est usé par le frottement répétitif d’une lame d’acier dépourvue de dents sur le service, mélange d’eau et d’abrasif (sable siliceux ou Carborundum).

Châssis multilames, dessin A. Céréza (30 ko) Le schéma de fonctionnement d’une armure est présenté ci-contre : à gauche, le moteur entraîne un volant d’inertie dont le mouvement, transformé, est transmis par le couple manivelle-bielle au cadre porte-lames, qui se voit ainsi animer d’un mouvement de va-et-vient. La descente du cadre est commandée dans le comble par un ensemble d’engrenages, au moyen d’un système de chaînes auxquelles il est suspendu.
 

Les photographies suivantes montrent les machines de la scierie Célard, au moulin Febvre, datant essentiellement de 1897. La plupart ont été vendues à un ferrailleur depuis la campagne de prise de vues en 1993.

Volant, manivelle et bielle sont bien visibles, pour ce châssis Giorgini Maggi, de Seravezza (Italie), l’un des deux installés en 1957.
Volant d'inertie (18 ko, agrandir 76 ko)

Châssis multilames Décamps (22 ko, agrandir 66 ko) Au nombre de sept, les armures de 1897, dues à la société Désiré Décamps de Cousolre (Nord), formaient une perspective impressionnante.

Elles fonctionnaient généralement par deux, chaque couple étant actionné à l’arrière par un volant d’inertie en fonte, mis en mouvement avec une transmission par courroie.
Volant d'inertie (13 ko)


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