Transport des blocs de marbre

Le transport des blocs de marbre de la carrière à l’usine est problématique tout au long du XIXe siècle, et va le rester jusqu’à l’adoption des véhicules automobiles et des installations de levage. Actuellement sont beaucoup utilisés les véhicules auto-chargeurs, tel celui-ci déposant un bloc de marbre de Balanod dans la cour de l’usine Yelmini Artaud.


Les exemples pourraient se multiplier pour illustrer les difficultés du transport. Restons dans la région de Saint-Amour. En 1825, cherchant des marbres à Rotalier, " le Sieur Fontaine a trouvé même sur ce territoire, lieu-dit la borne à l’Ours, dans la nuance jaune, des blocs si considérables qu’après leur extraction, il lui a été impossible jusqu’à présent de les faire descendre de la montagne ".
Vingt ans plus tard, le maire de Gigny, signalant de la " pierre marbre ", indique : " des essais ont été fait par les marbriers de Saint-Amour, MM Fontaine. Ils n’ont pas continué à cause de la difficulté et de la cherté des transports. Lorsque les chemins vicinaux seront en bon état, cette exploitation pourra avoir lieu. "

Camion auto-chargeur (33 ko)


Ces difficultés ne sont pas forcément insurmontables.
En 1820, à Augea, " deux voituriers sont habituellement occupés à conduire à Grenoble le produit de cette carrière. "
Le véhicule utilisé est évoqué par Léon Charpy en 1880 : " Ajoutons encore que, pour le transport de la gare aux diverses scieries, des blocs arrivant par le chemin de fer, et dont quelques -uns pèsent plus de dix mille kilos, il est employé par MM. Célard et Mourlot, propriétaires des principales scieries, des chariots spécialement construits et aménagés à cet effet, néces- sitant l’emploi de nombreux chevaux. "
Ce sont vraisemblablement  ces fardiers, quelques fois nommés malbroughs, également tirés par des bœufs.


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