Marbreries  de  Saint-Amour : moulin Febvre    (2/2)


Ateliers de marbrerie (24 ko)

Les ateliers de marbrerie proprement dits se sont développés à droite de la route. En arrière d’un bassin de décantation (au premier plan), celui de 1887 se distingue par sa polychromie. Il se prolonge vers l’arrière par des ateliers de débitage et de polissage à charpente métallique, construits vers 1928 par André Célard. A gauche, l’ancien logement patronal surmontait deux entrepôts établis au rez-de-chaussée ; deux autres logements ont été construits par la suite, l’un en 1928 pour Raymond Célard, l’autre vers 1947 pour Jean.


Réputée l’une des plus importantes marbreries de France, avec 75 ouvriers, l’usine est gérée à partir de 1946 par la S.A.R.L. des Etablissements André Célard. L’outillage est modernisé au cours des décennies 1950 et 1960 : deux nouveaux châssis de scie, le portique roulant et une débiteuse à fil hélicoïdal à la scierie en 1957, trois débiteuses, deux polissoirs automatiques Grimonprez, de Mouscron (Belgique), et huit petits polissoirs à genouillère à la marbrerie.


Réduite à l’adoption d’outils électriques ou pneumatiques, la modernisation est plus discrète dans l’atelier des marbriers qui, avec ses bancs en pierre, semble sorti d’un autre âge. Les différents ciseaux étaient reforgés dans le foyer au premier plan à gauche.
Intérieur de l'atelier des marbriers (22 ko, agrandir 113 ko)


Devenue S.A. en 1959, la société consomme plus de 60 000 tonnes de marbre par an (30 730 en blocs, dont 14 920 provenant de l’étranger, et 34 210 en tranches en 1972) mais n’occupe plus que 50 à 55 personnes dans les années 1970. Affectée par la raréfaction des commandes de cheminées, d’autels ou de tombeaux, elle se recentre sur les fabrications à haute valeur ajoutée, au nombre desquelles le mobilier à incrustations, et sur la restauration des monuments historiques : église Saint-Roch et cathédrale Notre-Dame à Paris, châteaux de Versailles et de Vincennes, etc. Faute de successeur, elle est reprise en 1979 par une société civile immobilière, puis rachetée en 1994 par la S.A. Yelmini Artaud, de Balanod.


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