Cours d'eau et marbreries de Balanod et Saint-Amour

Etablissements sur le Besançon, carte A. Céréza (31 ko)


En 1548, Philibert de la Baume (1548-1572), ambassadeur de Charles Quint en Angleterre puis gouverneur de Bresse et du Bugey, achète la baronnie de Saint-Amour. Il ouvre, dans la commune de Montagna-le-Reconduit, une carrière de marbre dont les produits servent à l’ornementation de son château et de l’église des Augustins à Saint-Amour. Sa morale étant " plus mieux nos sujets seront, plus mieux nos affaires iront ", il développe sur ses terres l’agriculture, le commerce et l’industrie, et fait notamment creuser un canal de dérivation à la rivière du Besançon, sur lequel s’installent moulins, battoirs, foules, forges, etc.

Trois siècles plus tard, en 1815, la marbrerie est réintroduite par le percepteur du canton, Louis-Nicolas Chambard. Exploitant de nouveau le marbre de Montagna, elle réutilise les sites hydrauliques existants sur le Besançon, sur son canal et sur le petit ruisseau du Soujet, au sud-ouest de Saint-Amour. Les quatre usines principales sont établies au moulin de Balanod et dans ceux dénommés Antides, Rentreux et Febvre.