Marbreries  de  Saint-Amour  :  moulin  Antides


La scierie de marbre du moulin Antides est édifiée sur la rive droite du canal de dérivation du Besançon, au début des années 1860, par la famille Gadoulet associée aux héritiers d’André Fontaine. Fils ou neveu de Désiré Fontaine (ce chef d’atelier du Louvre appelé en 1816 par Chambard pour organiser la première marbrerie de Saint-Amour), André Fontaine avait vers 1853 ouvert un atelier de marbrier rue du Chemin de Ronde.
Employant une douzaine douvriers et disposant d’une roue en dessus, la scierie est louée en 1865 par Maurice Célard, qui l’agrandit (ou la reconstruit) vers 1881.

Scierie (17 ko, agrandir 97 ko)


Il adopte une disposition que l’on retrouvera ensuite dans les autres scieries : le rez-de-chaussée, qui accueille six châssis de scie, est surmonté d’un comble à surcroît pour loger les systèmes de descente des lames et ceux d’alimentation en eau et en sable. Le bâtiment réalisé pourrait toutefois aussi bien caractériser l’architecture vernaculaire de la région : les fermes bressanes alentours sont également allongées, en rez-de-chaussée avec comble à surcroît, couvertes d’un toit à croupes.


Moulin (18 ko, agrandir 87 ko)

Le moulin proprement dit, situé de l’autre côté du canal, est attesté dès 1714. Modifié en 1738 et 1805, il est équipé de cinq roues en dessus puis, à partir de 1885, d’une machine à vapeur installée par Célard. L’atelier de fabrication, plus élevé, se prolonge par un bâtiment à usage d’étable, fenil et remise, et par un pigeonnier. Désaffecté au début du XXe siècle (dans les années vingt au plus tard), le site est reconverti en habitations.


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