Marbrerie  de  Damparis    (1/2)

Des deux marbreries que compte Damparis au XIXe siècle, celle créée par la Société d’Exploitation des Carrières de Tinseau va connaître une notoriété certaine. Fondée en 1857 en faisant largement appel au crédit, cette société est en liquidation dès 1869. L’affaire est reprise l’année suivante par un industriel parisien, Adolphe Violet, qui va lui-même faire faillite en 1884. Le site est finalement racheté en 1899 par les Etablissements Emile Jacob et Cie (devenus en 1901 Jacob-Delafon et Cie) et converti en fabrique d’appareils sanitaires en grès, puis en porcelaine.

Gravure, vers 1875 (20 ko, agrandir 144 ko) Œuvre de Smeeton Tilly, cette gravure (collection particulière) représente la marbrerie vers 1875 : ses ateliers sont desservis par un réseau de voies Decauville, qui les relie en outre aux carrières voisines. A droite, les deux bâtiments édifiés par Violet sont actuellement englobés dans des constructions plus récentes.

A l’inverse, les ateliers des de Tinseau sont encore identifiables de nos jours. Ainsi celui de droite, en biais, qui réunissait écuries, forges et ateliers de fabrication, correspond sur la gravure au bâtiment en fond de cour. De même, celui à son extrémité, surmonté de logements, ferme la cour sur la gauche. Bâtiments (11 ko)

Encadrement de baies (17 ko) L’encadrement de ces baies de logements et d’ateliers offre un exemple de mise en œuvre du calcaire de Damparis, qui " est extrêmement compacte et prend très-bien le poli ; toutefois, sa couleur est peu éclatante, jaunâtre, offrant par places une teinte rosâtre ou rougeâtre. "

L’autre extrémité du même bâtiment est précédée d’un bassin en demi cercle. Cet aménagement correspond à la prise d’eau autorisée en 1865 pour alimenter une turbine de 80 ch destinée à actionner la scierie de marbre.

Dix ans plus tard, c’est une scierie à vapeur qu’installe Violet. Employant cinq cents personnes, son usine compte alors vingt châssis de scie (pour des blocs mesurant jusqu’à 5 ou 6 m de long), des débiteuses, des moulureuses, des polissoirs mécaniques, des tours, etc. Chauffage et éclairage des ateliers sont assurés par un gazomètre de 200 à 300 m3.
Pignon de bâtiment (19 ko, agrandir 90 ko)


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