Marbrerie  de  Molinges
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Vue d'ensemble (34 ko, agrandir 110 ko)


De la marbrerie de Molinges ne restent actuellement que quelques pans de murs et le barrage en lit de Bienne.


Le papier à en-tête ci-contre et la carte postale ci-dessous (collection Philippe Marckt) permettent cependant de se faire une idée du site, autrefois composé d’un ensemble hétéroclite de bâtiments du XIXe siècle s’étirant entre la route et la Bienne.

Papier à en-tête, 1913 (20 ko, agrandir 127 ko)

Carte postale, début XXe siècle (16 ko, agrandir 118 ko)


Il réunissait scierie de marbre (au deuxième plan sur la carte postale, derrière une débiteuse à fil hélicoïdal et un fardier destiné au transport des blocs de marbre), ateliers de débitage et de polissage, tournerie, forge, entrepôts, bureaux et logement du directeur. Ces constructions témoignent du développement de l’usine en plusieurs périodes.

Le bâtiment le plus ancien est édifié en 1825 ou 1826 par Félix Boudon sur une dérivation du ruisseau du Longviry ; il abrite alors quatre châssis de scie, une machine à polir et différents tours, actionnés par une roue de poitrine (le détail de ces équipements nous est connu par une notice de Boudon en 1827). Trente-cinq ans plus tard, c’est la construction d’un barrage sur la Bienne qui, assurant une force suffisante pour entraîner toutes les machines, permet à la société Dargaud et Cie d’agrandir l’usine. A sa suite, la famille Gauthier la modernise et remplace en 1879 l’ancien moulin, situé de l’autre côté de la route, par une scierie mécanique qui lui fournira ses emballages. En 1889, les châssis de scie en bois cèdent la place à quatre châssis en fer provenant de la liquidation de la marbrerie de Belvoye, à Damparis. L’usine compte alors cent vingt ouvriers. Nicolas Gauthier cède l’affaire en 1920 à la société lyonnaise des Marbres, Pierres et Granits qui, après la Seconde Guerre mondiale, renouvelle le matériel : châssis de scie vers 1946, ponts roulants et wagonnets, scies à lames diamantées dans les années 1970 (multipliant par huit le rendement).
La société fusionne en 1972 avec la Rocamat, regroupement de sociétés marbrières, qui supprime en 1975 la scierie de marbre (transférée à Comblanchien) puis ferme l’usine en 1984.


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