Préambule

 

 

" Pour nourrir la marmaille
On tape, on cogne, on taille.
On chop’ des durillons
Gros comme des œufs de pigeon.
Comme on n’a pas de rentes,
On travaille et on chante :
Et vive le boulot
Aux ateliers Mourlot ! "
" Les marbres sont pour l’architecture une des ressources les plus précieuses. Ils donnent la vie et l’éclat ; ils complètent la décoration et créent pour ainsi dire un nouveau monument [...]
La pierre produit une impression plus grave, plus énergique ; c’est l’élément masculin de l’art ; le marbre donne une impression plus douce et plus gracieuse ; c’est l’élément féminin avec sa vivacité, sa coquetterie et sa parfaite élégance. "

  Chanson des marbriers de Balanod,
1ère moitié XXe siècle.
Charles Garnier. Le nouvel opéra de Paris. - Paris : Ducher, vol. 1, 1878.

Ces deux textes traduisent bien l’ambivalence du marbre – à plus forte raison du marbre jurassien – et de ses approches : c’est une pierre que l’on taille de la même façon que celles utilisées pour le gros œuvre des bâtiments mais aussi une pierre qui, polie, apporte toute leur richesse à ces mêmes bâtiments.

Encore convient-il de s’entendre sur le sens du mot marbre, dont la dualité transparaît dans la définition qu’en donnent géologues et marbriers.


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