Concentration et déclin dans la première moitié du XXe siècle

Le ralentissement des grands chantiers de construction parisiens, l’arrivée en force de nouveaux matériaux industriels et de nouveaux éléments de confort (chauffage central notamment), les deux conflits mondiaux, la nécessaire mécanisation de l’extraction – pour des roches qui ne s’y prêtent pas forcément – et de la fabrication, sont autant de facteurs qui expliquent le déclin de la marbrerie jurassienne.

Dans la région doloise, l'industrie marbrière a, dès la décennie 1890, été sérieusement éprouvée par la disparition de la société Violet et la fermeture de la grande usine de Belvoye. 1923 voit la disparition de la maison Ragoucy, dernière entreprise importante de la place. Après cette date, quelques exploitations artisanales subsistent dont la dernière, à Damparis, ferme en 1935. Si à Sampans, Gustave Ardiot fabrique encore dans les années 1930 deux colonnes monolithes pour la basilique Saint-Ferjeux de Besançon, les carrières sont, depuis, exploitées pour la fabrication du concassé destiné aux routes.


Vue d'ensemble de la carrière de Sampans (27 ko)

Carrière de concassé, Sampans.
Cliché R. Le Pennec.

Entrée de la carrière souterraine de Chassal (19 ko, agrandir 80 ko)

Entrée de la carrière souterraine, Chassal.


Ses deux fils étant morts à la fin de la Première Guerre mondiale, Nicolas Gauthier avait vendu en 1920 l’usine de Molinges à la société lyonnaise des Marbres, Pierres et Granits. Absorbée en 1972 par le groupe Rocamat, cette dernière en subit la politique. La brocatelle prenant de la valeur, la carrière est surexploitée si bien que le marché du marbre de couleur - beaucoup plus sensible que celui du marbre blanc - est submergé : il ne peut absorber sa production et la marbrerie ferme en 1984. Toujours propriété communale, la carrière continue actuellement d’être exploitée par Rocamat de façon épisodique, mais seulement à ciel ouvert.



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