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L'industrie
marbrière française au début du XIXe siècle |
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De
François 1er à Louis XIV, favorisant les marbres
français, lexploitation marbrière a presque
uniquement été laffaire de lEtat, notamment
depuis un arrêt du Conseil du roi en date du 11 février
1700 interdisant de se fournir ailleurs que dans les magasins
royaux. Après la Révolution, ce domaine est laissé
à linitiative privée tant et si bien quau
début de la Restauration, la quasi-totalité du
marbre utilisé est importée.
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Le
Maître des requêtes au Conseil dEtat, Héricart
de Thury, pousse un cri dalarme en 1823 :
" Tel
est, Messieurs, létat présent des choses
: nos plus beaux établissemens sont successivement tombés ;
nos grandes marbreries ne sont plus que de simples polisseries ;
Paris est encombré de marbres de la Belgique et des Pays-Bas
: on nous apporte nos statues, nos bustes, nos tables,
nos consoles, nos cheminées, et même jusquà
nos tombeaux ou monumens funéraires, terminés et
prêts à mettre en place ; nos dernières
carrières de marbres seront bientôt abandonnées,
nous serons alors entièrement à la merci des étrangers
; enfin, à voir nos monuments publics et nos constructions
civiles et particulières, on pourra douter à lavenir
sil a jamais existé en France une seule exploitation
de marbre. "
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Première
page du rapport
d'Héricart de Thury
Annales des Mines, t. 8, 1823, p. 3-96. |
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Fustigeant également lItalie, il propose une augmentation
conséquente des droits dentrée sur les marbres
étrangers et la mise en place dune politique dincitation
gouvernementale pour favoriser lutilisation des marbres
français dans les monuments publics. La marbrerie jurassienne
va se développer dans ce contexte protectionniste et comptera,
au début des années 1860, dix scieries de marbre
(sur un total de 879 établissements industriels recensés). |
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