Carrière  de  Pratz


Jaune veiné de fines lignes roses ou rouges, le marbre de Pratz est connu sous l’appellation de Jaune fleuri ou Jaune Lamartine du nom du seigneur du lieu, le père d’Alphonse de Lamartine qui a épousé une demoiselle Dronier de Pratz.

Vue d'ensemble (12 ko, agrandir 157 ko) Bien que ce marbre de Pratz soit réputé d’exploitation ancienne, la première mention de son extraction date de 1845 seulement. Plusieurs carrières sont ouvertes au XIXe siècle, la plus importante étant celle du lieu-dit Champied (ici représentée) louée, jusqu’à sa fermeture à la fin des années trente, à la marbrerie de Molinges. Prise de l’ouest, la première vue donne une idée de son ampleur : deux cents mètres de long sur une cinquantaine de large.

Carrière en 1907 (9 ko, agrandir 67 ko) A gauche, une photographie de Paul Regad, publiée en 1907, nous montre les carriers juchés sur un bloc de grandes dimensions, au fond d’une fosse dont l’extrémité nord, plus profonde encore et creusée au XXe siècle, est présentée sur la vue de droite. Fosse (12 ko)
Ce détail du front de taille montre bien l’évolution des techniques d’extraction. Il se lit chronologiquement, de haut en bas, la carrière se creusant au fur et à mesure de l’exploitation. Sous la découverte, la moitié supérieure présente une surface striée par les traces laissées par les pics et les broches des carriers, signe de l’utilisation des coins et des pinces ; la partie inférieure est lisse témoignant de l’emploi du fil hélicoïdal.   Front de taille (12 ko, agrandir 115 ko)
Traces sur la paroi (9 ko, agrandir 33 ko) Outre cet aspect lisse, presque poli, le fil hélicoïdal (" fil sans fin ") signe sa présence par les traces en arc de cercle qu'il laisse parfois sur la paroi.

Si la poudre n’est pas utilisée pour l’extraction, elle peut intervenir pour la découverture. Ainsi, les vingt-cinq à trente ouvriers italiens qui travaillent en 1898 pour Nicolas Gauthier dans cette carrière de Champied emploient-ils de la dynamite afin de dégager une découverte d’une douzaine de mètres d’épaisseur. L’exploitation s’y fait en outre à l’aide " d’un fil sans fin mû par un moteur à pétrole de 7 chevaux ".


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