Carrière  de  Graye-et-Charnay / Loisia

 

La carrière des Carrats, à Graye-et-Charnay, est uniquement séparée par une limite communale de celles de Champagne, sur la commune de Loisia.

  Vue d'ensemble (14 ko, agrandir 48 ko) L’exploitation de la pierre dite Petit granit, Granit gris Champagne ou Gris du Jura, qui aurait débuté au XVIe siècle, y est relancée au XIXe siècle par les marbriers de Saint-Amour. Charpy signale au nombre des marbres exploités à Saint-Amour entre le 1er juillet 1879 et le 1er juillet 1880 le " marbre gris à Entroques de Champagne (dit petit granite) dont les carrières appartiennent à M. Mourlot, de Balanod (les carrières de ce marbre [...] étant situées loin des voies ferrées, le transport des blocs aux usines se fait par chariot). " Durant ce laps de temps, 198,8 tonnes de cette roche (70,5 m3) sont mises en oeuvre, 196 par Mourlot lui-même et le restant par Paccard et Goyard dit Jeantet.
 

 Front de taille et grue (15 ko, agrandir 123 ko) La carrière des Carrats est ouverte vers 1872 par Louis Dupuy qui a appris son métier à Saint-Amour, au moulin Ripaille, chez ce même Goyard dit Jeantet. Sous 1,50 m de pierre à bâtir, elle offre au moins 18 m de marbre, en bancs de 90 à 140 cm d'épaisseur. Elle est, jusque dans les années 1980, exploitée artisanalement par les descendants de Dupuy, utilisant les coins et les pinces. Gérard Dupuy, le dernier carrier, en modernise l'extraction avec l’utilisation d’un marteau-piqueur à partir de 1963 et celle d’une grue vers 1971 (en fait une drague réformée, de la société des Constructions Mécaniques Nordest, de Charleville-Mézières, achetée à Besançon). Auparavant tirés au treuil, les blocs, qui pèsent jusqu'à 9 tonnes, sont alors directement hissés sur les camions depuis le fond de la carrière. A la fermeture, la production était de 50 à 100 m3 par an, destinés à la marbrerie Yelmini Artaud de Balanod.


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