Ces diverses institutions créent des bases de données contenant le catalogue de leur collection. Ces bases de données sont totalement hétérogènes. Elles diffèrent par leur structure, par les plates-formes qui les supportent et par les méthodes d'accès. Elles regroupent à la fois des documents textuels et iconographiques. Elles sont en outre en perpétuelle évolution : les conservateurs et les chercheurs sont susceptibles d'y adjoindre toutes sortes d'informations nouvelles, des catalogues d'exposition ou des guides de visite. AQUARELLE offre une méthode simple et uniforme pour accéder à ces bases.
Lors d'une recherche d'information, l'utilisateur n'aura qu'à exprimer sa requête sur cette base virtuelle, dotée d'une quarantaine de champs seulement (auteur, titre, type d'objet, etc.). La requête sera alors dirigée vers les bases primaires concernées et traduite de manière à être interprétable dans la structure de ces bases. Les champs de la base virtuelle sont donc mis en relation avec les centaines de champs des bases primaires. A l'inverse, les réponses reçues des bases primaires sont présentées de manière homogène à l'utilisateur.
Lorsque l'utilisateur veut créer un dossier documentaire, par exemple une présentation commentée d'exposition, il dispose d'outils d'édition SGML (bientôt XML). Le système AQUARELLE lui fournit le moyen de recopier dans le dossier, par simple copier-coller, les références des objets retrouvés dans les bases de données au terme d'une requête.
Le système a été conçu dans le cadre d'un
projet européen (programme Applications télématiques,
secteur Ingénierie de l'information), associant une vingtaine de
partenaires de quatre pays, coordonnés par l'INRIA. Les travaux
se sont déroulés de 1995 à 1998, en étroite
liaison avec un grand consortium nord-américain, le
CIMI
(pour Computer Interchange of Museum Information), dont les objectifs sont
tout à fait similaires.
analyser les besoins précis et les méthodes de travail de l'Inventaire général, et de dériver de cette analyse des recommandations fonctionnelles quant à la future chaîne de traitement des dossiers numériques ; définir et prototyper un serveur de diffusion des dossiers numériques au format SGML, permettant aux utilisateurs de formuler des requêtes prenant en compte la structure des documents.