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le
patrimoine aujourd'hui
Les destructions
Elbeuf
conserve un patrimoine industriel particulièrement riche. Cependant,
le nombre de manufactures et d'usines recensées à ce jour,
bien qu'important, ne donne qu'une idée relative de ce que fut
véritablement l'emprise de l'industrie drapière sur cette
ville.
Pour
des raisons diverses, de nombreux sites ont disparu et disparaissent
encore.
Quelles
sont les causes de ces destructions
?
Au
XIXe siècle, le feu est pour les fabriques de drap en activité
le premier des fléaux, d'autant que l'utilisation de l'énergie
thermique augmente considérablement le risque d'incendie. Ainsi,
c'est par les flammes que disparaissent, en 1851 et en 1870, les usines
de Victor Grandin et de Charles Flavigny.
Durant
la seconde guerre mondiale, les bombardements de juin 1940 par les allemands
et ceux de 1944 par les alliés entraînent la destruction
de près de 10 hectares au coeur de la ville. Les premiers ont
touché principalement la rue des Martyrs qui traverse Elbeuf
d'est en ouest. Les suivants ont visé plus spécifiquement
les ponts occassionnant également des dégats collatéraux
en bord de Seine. A l'issu du conflit, de nombreuses usines et manufactures
souffrent de destructions plus ou moins importantes. Malgré les
dommages de guerre, certains ateliers ne seront jamais réédifiés.
Entre
1960 et 1975, la rénovation du quartier du Puchot, en vertu de
principes progressistes, condamne une grande partie du centre ancien
jugé insalubre et entraîne la disparition des nombreuses
manufactures desaffectées qui s'y trouvaient. A leur place s'élèvent
aujourd'hui les "barres" où sont relogés les
habitants du quartier.
Aujourd'hui,
la menace qui pèse sur le patrimoine industriel d'Elbeuf tient
à la vétusté d'un grand nombre de bâtiments
et à la difficulté des reconversions auxquelles se greffe
la pression immobilière que connaît tout centre urbain.
L'exemple de la filature Godet est significatif : protégé
en 1994, l'édifice, resté à l'abandon, est détruit
en 1999 par mesure d'urgence pour éviter qu'il ne tombe sur la
voie publique. Ce dernier exemple rend compte de l'extrême fragilité
de ce patrimoine.
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2/5
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