Orfèvrerie en Haute-Auvergne

Art sacré - Art profane

Du latin aurifaber, l'orfèvre est l'ouvrier qui travaille l'or et l'argent. Mais au Moyen Age cette notion est beaucoup plus étendue, les orfèvres travaillant aussi le cuivre et d'autres métaux. C'est selon cette large acception que ce parcours a été conçu, mêlant objets en argent, en cuivre - émaillé ou non -, en laiton et en bronze.

L'exposition « Orfèvrerie en Haute-Auvergne », organisée par madame Brigitte Mézard, Conservateur des Antiquités et Objets d'Art du Cantal, du 21 juin au 15 septembre 1996 aux Ecuries d'Aurillac, n'a pas pour dessein de présenter l'intégralité des pièces conservées dans le département du Cantal, mais de faire connaître un univers relativement secret et encore fort mal connu, tant dans le domaine sacré que dans le domaine profane. Elle repose sur une enquête de terrain, systématique pour les objets religieux d'Ancien Régime de propriété publique, sélective pour les objets privés et pour les pièces religieuses postérieures à la Révolution.

Cette exposition donne une vision qui, si elle n'est pas totalement exhaustive, permet de découvrir et d'apprécier la production des orfèvres auvergnats, l'importance des échanges qui ont permis d'enrichir églises et collections privées cantaliennes de pièces réalisées en dehors de la région, mais aussi de mesurer les évolutions typologiques et chronologiques du Moyen Age à nos jours. Il convient cependant de ne pas perdre de vue que les pièces repérées ne sont que la part subsistante d'une production qui a payé un lourd tribut aux aléas des partages et déménagements, de la fonte et des vols.

La quête des objets sacrés a fait resurgir du fond des placards de sacristie un monde ignoré, souvent non répertorié, de pièces remarquables de fabrication régionale ou non : des émaux médiévaux à l'orfèvrerie Art Déco, ce sont huit siècles de production qui sont exposés.

Il en est de même de l'orfèvrerie civile dont les pièces les plus insignes ne sortent que rarement de leurs étuis. Dans ce domaine, les alliances matrimoniales et les migrations des familles ont pour conséquence une diversification des lieux de provenance et de production, le plus souvent extérieurs à la région Si pour la majeure partie les oeuvres civiles datent de l'Ancien Régime, aucune n'est antérieure au XVIIe siècle.

Plus de trois cents pièces sont exposées. Elles font ressortir une grande diversité en terme d'usage - de la croix de procession à la petite cuiller -, de matériaux, de décor ou d'époque.

Dans le cadre de la préparation de cette exposition, l'ensemble de ces pièces a été étudié et photographié par le Service régional de l'Inventaire d'Auvergne. A partir de cette étude, le parcours virtuel qui est ici proposé permet de voyager au sein d'un éventail représentatif de 72 objets (tous présentés dans l'exposition), sans prétendre toutefois être un échantillonnage scientifiquement élaboré de l'orfèvrerie du Cantal. Les pièces majeures sont bien entendu présentes, mais également des objets plus modestes que l'on aurait bien tort de dédaigner.

Trois types de parcours sont proposés :

L'orientation bibliographique