Le Trésor d'Ambazac et ses remaniements


La Châsse

La Dalmatique

En 1976, on se rendit compte que le coffre Fichet-Bauche du début du siècle ne permettait pas une vision facile de l'objet, caché aux yeux des touristes comme par ailleurs la dalmatique. Il fut décidé d'installer une vitrine dans une sorte d'enfeu percé dans le mur sud de la nef. Munie des protections passives et actives indispensables à leur préservation contre le vol, la vitrine fut habillée de tissu et équipée de gros spots. Cette opération génèra rapidement de nombreux problèmes. L'espace clos non aéré s'avéra vecteur d'une humidité constante aggravée par la présence du tissu où s'accumulèrent des micro-organismes de toutes sortes, particulièrement des champignons. L'éclairage très chaud des spots accentua ces développements et agit sur les couleurs de la soie composant la dalmatique. En outre, toute tentative d'assainissement se voyait vouée à l'échec tant en raison du climat local très humide, favorisant la pénétration d'eau dans les parois, que dans les possibilités simples d'une aération aléatoire. Aussi fut-il décidé de sortir des deux objets d'un contexte malsain pour les placer dans deux vitrines indépendantes des murs de l'édifice. Ces vitrines ont été conçues en verre blindé et bois de frêne, ce dernier possédant la particularité de permettre une aération naturelle à travers ses fibres et un renouvellement constant ne produisant aucune rupture hygrométrique entre l'église elle-même et l'intérieur de la vitrine. Bois non tanin, il permet également la conservation correcte du tissu. Afin d'éviter un réchauffement artificiel de l'intérieur des vitrines, l'éclairage sur minuterie a été placé à bonne distance des meubles de façon à éclairer ces objets de l'extérieur et respecter, pour le vêtement, une moyenne constante de 50 lux.