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dessin original de louis guibert vers 1860 |
La règle de Grandmont avait été approuvée par le pape Clément II, l'année même de la canonisation de son fondateur ; elle fut soutenue, et ses fondations richement dotées, par les souverains anglais, ducs d'Aquitaine depuis le mariage d'Henri II avec Aliénor, l'épouse divorcée de Louis VII le jeune, roi de France. |
L'église bâtie à cette époque fut construite sur un plan, souvent repris par la suite, caractérisé par une nef longue voûtée en berceaux dépourvus d'arcs doubleaux
* ; elle fut consacrée en 1166.Le succès grandissant et le rayonnement de l'ordre dès la fin du XIIe siècle déclinèrent à partir de 1471, date de la nomination du premier abbé commendataire
*, mais connurent un bref sursaut au XVIIe siècle, marqué par l'édification d'une nouvelle église qui ne sera terminée qu'en 1768, alors que l'ordre de Grandmont avait été supprimé deux ans plus tôt par mandat papal et autorisation royale et ses biens rattachés, en 1772, à l'évêché de Limoges. s'il ne reste aujourd'hui plus rien de cette splendeur passée, plusieurs objets ont survécu, les deux plus célèbres ayant été donnés vers 1790 à l'église toute proche d'Ambazac où ils sont aujourd'hui conservés dans un trésor aménagé en 1997.