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LA SOMME A SES ENFANTS
Monuments aux morts de 1914-1918
Circuit I : Corbie


Proyart
Corbie
Villers-Bretonneux
Marcelcave
Guillaucourt
Harbonnières
Framerville-Rainecourt
Rosières-en-Santerre
Chaulnes
Soyécourt
Proyart
Bray-sur-Somme
Morlancourt
Fouilloy

Corbie: En pierre blanche, sculpté par AIbert Roze (1923), il représente une mère qui apprend à son jeune enfant le sacrifice de son père, en désignant de la main les noms inscrits sur la stèle en hémicycle. Les deux personnages sont placés sur un piédestal orné d'un casque et d'une palme. L'enfant, le sourcil froncé, serre un bouquet contre lui.
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Villers-Bretonneux: L'oeuvre, en granit rouge pour la stèle et en granit bleu pour le socle, est due à l'entreprise Isidore Etienne à Planois (Vosges). La statue de femme éplorée qui tient dans sa main droite une couronne, dans la gauche une palme, est en pierre de Villetaneuse ; elle est l'oeuvre du sculpteur parisien Hérant Bendérian. Le cartouche en pierre a été exécuté par A. Del Bobbio, sculpteur à Paris. Les bacs à fleurs et le gazon font partie du projet d'origine. C'est l'architecte G. Teisseire (Paris) qui assura la direction des travaux jusqu'à leur réception définitive le 30 septembre 1928.
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Marcelcave: Le monument représente deux soldats au combat. L'un est à terre, blessé ; l'autre, le fusil pointé vers l'avant, l'air farouche et déterminé, le défend. L'ensemble, en pierre blanche, réalisé en 1923 par Louis Leclabart, repose sur un haut piédestal.
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Guillaucourt: Le monument est dû au ciseau d'Auguste Carvin, en 1922. Adossée à un obélisque et montrant tous les signes de l'affliction, une vieille femme, la tête penchée, couverte d'un voile, porte au bout du bras droit un bouquet qui effleure un casque posé sur le socle.
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Harbonnières: Entre l'église et la mairie, ce beau monument de pierre, réalisé en 1922 par le sculpteur Georges Roty, se compose d'une haute stèle, surmontée d'un casque. Debout, à droite de la stèle, une femme éplorée, palme et laurier à la main, s'incline sur le casque.
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Framerville-Rainecourt: Près de l'église, un soldat de pierre, debout, appuyé sur son fusil, s'adosse à une colonne surmontée d'une grande croix de guerre. Il est l'oeuvre de Jules Déchin statuaire, de P. Chirol architecte rouennais et de Delvienne, entrepreneur, et date de 1925.
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Rosières-en-Santerre: Réalisé en pierre blanche, il est composé d'une stèle en trois parties : au milieu, le nom des morts, à gauche et à droite, deux bas-reliefs représentent la mère et l'épouse agenouillées et en pleurs. Au revers de la stèle, figurent un semeur et une sépulture surmontée d'une croix et d'un casque. Dressé au milieu de la stèle, un soldat, visage levé, main sur la poitrine.
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Chaulnes: Le monument se trouve sur la place de la mairie. Créé par Jules Déchin, sculpteur (1920), mis en place par l'entreprise Delleur d'Amiens, il est d'une architecture complexe : debout au centre d'une longue stèle où figurent les noms des morts, une allégorie féminine veille un soldat mourant couché à ses pieds. Le poignet entouré d'une couronne de lauriers, elle tient dans la main gauche une petite Victoire ailée. Les trois statues sont en bronze. A noter la posture pathétique du soldat ainsi que la précision de son équipement. D'autres communes commanderont ce soldat mourant au statuaire.
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Soyécourt: Cette composition, située devant l'église, est l'oeuvre de l'entreprise Léon Rombaux-Roland à Jeumont (Nord). La femme en toge écrit sur un obélisque de granit la dédicace de la commune aux enfants morts pour la Patrie. Sur l'une des faces, figure la liste des régiments tombés sur le sol de Soyécourt. Projetée en 1919, elle fut réalisée en 1925, en particulier grâce à un don de Châtellerault, ville marraine.
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Proyart: Le monument se trouve dans un parc face au château. Unique dans le département par ses dimensions et son coût, cet arc de triomphe en granit, qui figurait au catalogue des Marbreries générales Gourdon à Paris, a été offert à la commune par un particulier et la ville de Cognac, marraine de guerre. Le général de Castelnau l'inaugura le 28 septembre 1924. Sous l'arc de triomphe, un poilu de marbre blanc, debout, le fusil à baïonnette à la main, l'air déterminé, est prêt au combat. Sur les côtés, deux bas-reliefs illustrent des scènes pathétiques : le Départ et la France reconnaissante.
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Bray-sur-Somme: Contre le mur du cimetière, étreignant son drapeau, se dresse un soldat de marbre blanc sur un socle en pierre blanche. Sur le piédestal orné d'ogives, figurent les noms des grands champs de bataille. Il fut réalisé en 1923 par le marbrier Lechien-Boindin d'Albert.
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Morlancourt: Le monument, situé près de l'église, date de 1935. Il est l'oeuvre de Benjamin Maneval, architecte à Amiens, et de l'entreprise Timmermann, marbrier à Villers-Bretonneux. L'obélisque est en pierre bleue et le coq en bronze. Le coq gaulois symbolise à la fois la Patrie et la Victoire.
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Fouilloy: Le monument est situé près de l'église. Ce modèle "Le Poilu" proposé à l'époque par les établissements Jacomet (Villedieu, Vaucluse) connut un vif succès dans la Somme (Estrées-Deniécourt, Grouches-Luchuel, Le Boisle, Maison-Ponthieu, etc ) ... et partout en France.
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Les images de cette découverte "virtuelle" des monuments aux morts de la Somme sont issues de la collection :
Itinéraires du patrimoine réalisée par l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France,
Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie.


(Itinéraires du patrimoine, ISSN 1159-1722 ; 85).
ISBN 2-906340-13-8.

24p. : ill. ; 22,5 cm.

prix : 4,57 €

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