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LA SOMME A SES ENFANTS
Monuments aux morts de 1914-1918
Circuit VI : Amiens


Domart-en-Ponthieu
Amiens
Amiens, Saint-Acheul
Allonville
Vignacourt
Saint-Léger-lès-Domart
Domart-en-Ponthieu
Long
Fontaine-sur-Somme
Longpré-les-Corps-Saints
Airaines
Bougainville
Amiens: "A. Roze invenit et scuIpsit" lit-on sur le socle de cet imposant monument cylindrique, situé place du Maréchal-Foch, pour commémorer le départ des troupes de la garnison qui avaient emprunté ce carrefour en 1914. Il est commencé en 1927 et inauguré le 14 avril 1929. On reconnaît successivement à l'est : deux fantassins, le jeune et l'adulte, qui se tiennent la main (la fraternité au front) et représentent les deux générations qui ont participé à la guerre ; au sud : un cavalier (casque à crinière, sabre de cuivre et cape) et un aviateur (hélice et bombe) ; à l'ouest : un sapeur du génie (corde et marteau) et un tankiste (chenille et tourelle sculptée); au nord : un artilleur (canon et obus) et un fusilier marin. Une Victoire ailée qui domine le groupe porte à la main une plume pour écrire les noms et un rameau. Le monument érigé pour les 2666 Amiénois dont les noms figurent sur le socle a été financé par souscription, tombolas, concerts et galas.
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Amiens, Saint-Acheul: Dans le cimetière militaire national de Saint-Acheul (l'une des 17 nécropoles nationales que compte le département), 92 rue de Cagny à Amiens, se dresse un monument original d'Albert Roze. Inauguré le 27 juillet 1924, il lui fut commandé par l'association Le Souvenir Français qui, depuis sa fondation en 1887, s'est donné pour mission de commémorer le souvenir des soldats tombés au champ d'honneur et d'entretenir les monuments. On lui doit quelques réalisations de la guerre de 1870 dans la Somme. Ce monument de pierre blanche se fait remarquer par sa construction en deux parties et par la finesse de l'effigie féminine représentant la France en deuil.
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Allonville: Près de la mairie et de l'église, c'est un beau personnage de femme éplorée qui protège les morts de son bras et d'une palme, dans un geste élégant et pathétique. Dans le devis du 13 août 1920, il est précisé que l'exécution du monument a été faite gratuitement par Athanase Fossé statuaire à Paris. Enfant d'Allonville, il fut chargé de commémorer le nom de ses jeunes concitoyens qui sacrifièrent leur vie pour la défense de la Patrie.
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Vignacourt: Le monument se trouve au cimetière et date de 1920. Encore une belle effigie féminine d'Albert Roze, qui utilise à nouveau le thème de la veuve serrant contre elle son enfant. On notera la même expression douloureuse sur les deux visages.
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Saint-Léger-lès-Domart: Situé rue Anatole-Jovelet, ce soidat bras croisés, sans armes, est l'oeuvre d'Alexis Rudier fondeur et de l'entreprise Bouldoduc à Wimereux. Le piédestal est en pierre de Lune. Il n'y aurait que deux soldats en France présentant cette attitude : Résistance ? Pacifisme ? Il fut inauguré le 6 novembre 1921.
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Domart-en-Ponthieu: Ce monument élevé en 1923 sur la place, devant la maison des Templiers, appelé "Les Frères d'armes", est réalisé en pierre de Lavoux sur un socle en pierre bleue. Il fut financé par un emprunt à un particulier. On reconnaîtra dans ces deux soldats (les deux générations), qui se tiennent la main, ceux qu'Albert Roze sculpta plus tard pour une partie du monument d'Amiens.
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Long: Situé dans l'enclos de l'église, ce qui explique la présence de motifs religieux (face postérieure), ce groupe composé d'une femme couronnée de lauriers et d'un soldat mourant est un bronze dû à Georges Chauvel, sculpteur à Paris, et aux Fonderies Montagutelli Frères. Le bas-relief représente la mobilisation à Long. Le socle est en marbre bleu turquin et les motifs de décoration sont en mosaïque d'or. Le monument date de 1920.
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Fontaine-sur-Somme: C'est une variante de la "Veuve et l'orphelin" d'Albert Roze datée de 1922 et située au pied de l'église. Le monument est réalisé en pierre de Chauvigny. Sa taille fut calculée pour ne pas gêner la vue du portail de l'église.
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Longpré-les-Corps-Saints: Auguste Carvin, un élève d'Albert Roze, Mallet (architecte de la reconstruction d'Amiens), Carpentier, architecte, et Lamolet, entrepreneur à Cagny, réalisèrent cette composition qui allie le sentiment de la victoire et le souvenir. Le monument devant l'église est en pierre de Saint-Maximin. Pour la cérémonie d'inauguration, le 2 avril 1922, deux jeunes filles étaient costumées en Alsacienne et en Lorraine.
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Airaines: Près de l'église, cette imposante composition de 1922 en pierre de Lavoux, signée du sculpteur AIbert Roze, de M. Lemaire pour la partie architecturale et de l'entreprise Grugeon d'Amiens, répond au souhait exprimé par la municipalité d'ériger un monument qui soit "à la hauteur du sacrifice". Le bas-relief "la Vision du soldat mourant" est remarquable par sa richesse décorative : outre les effigies traditionnelles (Victoire, mourant), l'arrière-plan évoque la ville d'Airaines et la douceur du foyer familial.
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Bougainville: C'est grâce au don d'une propriétaire de Bougainville, dont le fils unique avait été tué à la guerre, que ce monument d'Albert Roze, ami de la famille, fut élevé. On reconnaît le thème de la fraternité d'armes, cher au sculpteur. Situé sur la place, il a été inauguré en 1921.
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Pour plus d'informations :
Les images de cette découverte "virtuelle" des monuments aux morts de la Somme sont issues de la collection :
Itinéraires du patrimoine réalisée par l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France,
Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie.


(Itinéraires du patrimoine, ISSN 1159-1722 ; 85).
ISBN 2-906340-13-8.

24p. : ill. ; 22,5 cm.

prix : 4,57 €

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