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DRAC Auvergne
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Thiers,
une exception industrielleL'histoire industrielle de Thiers est profondément marquée par l'exceptionnelle longévité d'une activité dominante : la coutellerie. Au fil des évolutions qu'elle a connues, cette spécialité a laissé son empreinte dans la ville tout entière. Selon les époques, les métiers et les quartiers, ces témoignages de l'histoire coutelière de Thiers sont plus ou moins perceptibles. Au cur de la cité médiévale se nichent les anciens ateliers de façonneurs de manches de couteaux, polisseurs de rasoirs ou monteurs de ciseaux. Dans les gorges de la rivière Durolle, manufactures de coutellerie, forges industrielles et rouets d'émouleurs montrent le formidable essor de l'industrie thiernoise au XIXe siècle. Même dans les quartiers les plus récents, la coutellerie est présente, et les usines et ateliers sont intimement liés aux maisons d'habitation. A cet exceptionnel
patrimoine bâti s'ajoute la richesse des savoir-faire propres à
chaque métier. Observer la transformation des outils de travail
et la diversification des spécialités permet de comprendre
comment Thiers a su, au fil du temps, conserver sa vocation industrielle
et coutelière. |
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Le
canton de RandanAu
contact de la Basse Auvergne et du Bourbonnais, là où la
plaine de la Limagne vient à la rencontre des plateaux boisés
de Randan dont les flancs orientaux s'épanchent lentement vers
l'allier, se cache un pays qui se dérobe au voyageur pressé.
Pourtant, le pays saura dévoiler ses richesses à qui s'y
arrêtera.
Paysages
et architecture rurale entre Domes, Sancy et Artense, cantons de Rochefort-Montagne,
Tauves et La Tour d'Auvergne.Situés aux confins du Cantal au sud, de la Corrèze et des Combrailles, à l'ouest, les cantons de Rochefort-Montagne, de Tauves et de La Tour d'Auvergne appartiennent, pour l'essentiel, au domaine de la moyenne montagne. Le massif du Sancy, qui culmine à 1885 m d'altitude, constitue le pivot de cet ensemble qui ne possède pas de réelle unité géographique. Des contrastes saisissants opposent les hautes terres d'altitude - les estives - du Sancy et de ses massifs adventices, pratiquement vides d'hommes, domaine des troupeaux de vaches et des sports de nature, à la succession des bassins et des plateaux qui bordent les montagnes au nord, à l'ouest et au sud, où l'élevage des bovins et la culture de l'herbe sont aujourd'hui la règle. Aucune unité n'est décelable de prime abord dans ces " bas-pays " dont l'altitude s'échelonne entre 700 et 1200 m. La variété des paysages demeure surprenante : quel point commun peut-il exister entre le plateau de Gelles, le bassin de Rochefort-Montagne et l'Artense ? Le côté rural du secteur frappe d'emblée et les seules agglomérations à caractère urbain reconnu sont les stations thermales du Mont-Dore et de La Bourboule. Les autres bourgades ont conservé ce caractère rural qui fait leur charme en restant à l'échelle humaine. De fait, le seul dénominateur commun du territoire n'est ni géographique ni paysager, ce sont les hommes qui lui ont donné cette identité. Les bâtiments construits, dans les villages, les hameaux ou encore complètement isolés, frappent par l'homogénéité structurelle de leur architecture. Les formes des toits, très pentus, les matériaux de couverture utilisés contribuent à en harmoniser les formes. Les matériaux de construction, le plus souvent prélevés sur place ou à proximité, contribuent à les fondre dans les paysages. Il faut se livrer à un examen attentif pour souligner les quelques différences pouvant exister d'un terroir à l'autre. Dernière composante de cet ensemble, les estives de la moyenne montagne. Hier, animées par une vie saisonnière intense et lieu de production laitière, elles sont aujourd'hui pratiquement désertes, les troupeaux restant souvent sans gardiens. Les nombreux vestiges des tras, premiers burons connus dès le Moyen Age, les traces de bâtiments plus récents ou les burons encore bien entretenus témoignent d'une activité et d'une histoire qui ne furent souvent complexes.
Le
Vivarais-Lignon, Cantons de Saint-Agrève (Ardèche) et de Tence (Haute-Loire).Aux confins du Vivarais et du Velay, les cantons de Saint-Agrève et de Tence appartiennent à une région de moyenne montagne située entre les vallées du Rhône et de la Loire. La plupart des communes s'étendent sur un plateau granitique et volcanique d'une altitude moyenne de 1000 mètres ; d'autres occupent les pentes accidentées des vallées descendant vers le Rhône. Depuis le milieu du XVIe siècle, l'histoire de la contrée est marquée par la Réforme qui s'est profondément ancrée sur ces hautes terres. Les deux cantons sont jalonnés de temples, de maisons d'assemblées protestantes, d'églises, de chapelles et de maisons de béate qui témoignent de la diversité des pratiques religieuses des communautés protestantes et catholiques. Ces édifices recèlent parfois de curieux objets tels les plaques de lanterne magique destinées au catéchisme de l'Église réformée ou les instruments de procession des confréries de pénitents. Dans cette région rurale, où l'élevage et la sylviculture ont remplacé la polyculture, l'architecture vernaculaire est remarquablement conservée et de nombreuses fermes datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Les plus modestes rassemblent sous un même toit le logis, l'étable et la grange ; les plus importantes disposent de bâtiments autonomes pour l'habitation et les dépendances agricoles. Les matériaux de construction variés donnent tout leur caractère à ces édifices dont beaucoup conservent une couverture de lauzes. Les nombreux cours d'eau qui sillonnent la région ont permis de développer un artisanat et une petite industrie utilisant la force hydraulique. Aux traditionnels moulins à farines et scieries se sont ajoutés les papeteries de Tence, dès le XVIIe siècle, et les moulinages de soie, à partir du XVIIIe siècle. Les villes de Tence et de Saint-Agrève sont d'origine ancienne. La première s'est développée autour d'un prieuré et la seconde autour d'un site castral. Le Chambon-sur-Lignon est la troisième cité du Plateau. Elle est passée du statut de village à celui de ville vers 1900 grâce à un précoce développement touristique. Sa vocation d'accueil, notamment de réfugiés juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, lui confère une reconnaissance internationale.
Thermalisme
et villégiature, La Bourboule, Puy-de-dôme.La commune de La Bourboule naît en 1875 du partage
de celle de Murat-le-Quaire. Très vite, le hameau se développe
autour des sources thermales. Grâce aux propriétés
bénéfiques de ces eaux, il devient une ville aussi réputée
que la station du Mont-Dore.
Canton
de Saignes, Cantal.Situé au contact du Limousin, de l’Artense et des Monts du Cantal, le canton de Saignes offre une diversité physique qui donne tout son caractère à ce territoire au relief accidenté et aux paysages changeants. L’architecture vernaculaire, particulièrement bien conservée, représente une part importante du patrimoine bâti. Dans cette région d’élevage, les fermes se composent systématiquement d’un logis et d’une grange-étable et parfois de petites dépendances. Avec onze églises romanes ou partiellement romanes, l’architecture religieuse est l’un des fleurons du canton. Ces édifices se distinguent par leur simplicité architecturale et leur décor sculpté. Ils renferment parfois du mobilier remarquable comme le Christ roman de Vebret. Aux XIXe et XXe siècles, la région de Saignes a connu un essor industriel important avec la création de voies ferrées, l’exploitation des mines de houille du bassin de Champagnac, la construction des barrages sur la Dordogne et la découverte des sables uranifères de Saint-Pierre. Ces activités aujourd’hui disparues ont laissé de nombreux vestiges, notamment des ouvrages d’art et de l’habitat ouvrier. Au fil des chemins on découvre également des châteaux, des croix, des fosses à loup, des maisons de marchands de toile... et les dernières chaumières de la région.
Le
Mont-Dore, une ville d'eaux en Auvergne (Puy-de-Dôme).Les eaux chaudes du Mont-Dore, ville située à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand, sont connues depuis l'Antiquité pour leurs propriétés curatives. Elles ont favorisé la construction d'un important ensemble thermal gallo-romain, déjà tombé en désuétude à l'époque médiévale. Jusqu'au XVIIIe siècle, le village alors appelé "Bains", reste peu accessible pour le voyageur attiré par la réputation de ses sources. Les initiatives de l'intendant de Chazerat, à la fin du XVIIIe siècle, puis au XIXe siècle les travaux de l'architecte Ledru, de l'ingénieur Cournon, et du médecin-inspecteur Michel Bertrand, vont métamorphoser le lieu qui devient en moins de cent ans une station thermale internationale, et reçoit George Sand, Balzac ou encore Marcel Proust... L'établissement édifié à partir de 1817, et dont l'agrandissement par Emile Camut vers 1889 prouve le succès, forme ainsi le coeur de la nouvelle ville du Mont-Dore. Hôtels, palace, casino naissent alors, ainsi que des immeubles, des villas et de nouveaux édifices publics, dont la gare, qui met un point final à l'urbanisation en 1898. Soucieuse de tirer parti de son implantation au pied du Sancy, la ville développe aussi les sports d'hiver dès le début du XXe siècle.
Notre
Dame d'Orcival (Puy-de-Dôme).Lieu de dévotion à la Vierge depuis plus de mille ans, Orcival est un village du massif des Monts Dore, à une trentaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Sa basilique Notre-Dame appartient à la prestigieuse famille des églises romanes majeures d'Auvergne. Edifiée dans la première moitié du XIIe siècle, l'église doit sa remarquable sobriété et la limpidité de ses volumes à des techniques de construction éprouvées, puisant leur principale inspiration dans la cathédrale de Clermont de l'an Mil. Cette architecture de lave et de lauze a été reconnue dès 1840, et inscrite sur la première liste des Monuments Historiques. L'église possède un bel ensemble de chapiteaux, dont les références au corinthien antique sont sensibles, vraisemblablement en raison de la proximité de deux sites gallo-romains d'importance, le temple de Mercure au sommet du Puy-de-Dôme et les thermes du Mont-Dore. De la copie respectueuse à l'affranchissement le plus "roman", le travail des sculpteurs y est remarquable par toutes les variations apportées au modèle imité. Une Vierge romane en majesté fait l'objet d'une grande vénération : cette oeuvre hiératique en bois de noyer recouverte de vermeil et d'argent symbolise, plus que la maternité, l'idée théologique médiévale du "Trône de la Sagesse". Le jour de l'Ascension, la statue, parée et couronnée, est portée en procession perpétuant ainsi chaque année la tradition pèlerine du moyen âge.
Orfèvrerie
en Haute-Auvergne (Cantal).L'orfèvrerie conservée dans le Cantal est riche de nombreux objets, tant sacrés que profanes, dont les plus anciens datent du du XIIIe siècle (émaux limousins), mais dont les plus récents reflètent les tendances de l'Art Déco. L'origine des oeuvres est souvent locale (Aurillac, Clermont-Ferrand) ou nationale (Paris, Toulouse), mais parfois plus lointaine (Savoie, Angleterre). Le parcours virtuel ici proposé permet de voyager au sein d'un éventail représentatif de 72 objets d'orfèvrerie. Les pièces majeures sont bien entendu présentes, mais également des objets plus modestes. Trois types de parcours sont proposés : typologique, selon la forme et la fonction des oeuvres, chronologique, selon leur datation, et géographique, selon leur localisation actuelle et leur lieu de production. |