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Catherine Guillot
Conservateur du patrimoine
SRI Nord-Pas-de-Calais
Hôtel Scrive
1, rue du Lombard
59800 Lille
catherine.guillot@culture.gouv.fr
Sylvie Patry
Conservateur du patrimoine
Palais des Beaux-Arts
18 bis rue de Valmy
59000 Lille
Résumé
:
Ami et modèle du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux, Bruno Chérier
(1817 Valenciennes, 1880 Paris) se consacre à partir de la fin
des années 1850 jusqu'à sa mort au décor religieux
dans le nord de la France. Devenu en 1852 professeur aux écoles
académiques de Tourcoing, il répond aux commandes les plus
variées dans le domaine de l'art religieux. Ainsi, sa participation
au décor de l'église Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing est
exemplaire de la diversité de ses contributions : chemin de croix,
cartons de vitraux, peintures ornementales illusionnistes. Cette église
constitue en outre dans le Nord un des rares témoignages conservé
presque intégralement de l'art religieux dans la seconde moitié
du XIXe siècle. La collaboration de Chérier à ce
chantier témoigne d'un statut de l'artiste sous le Second Empire,
éloigné de l'image romantique du créateur libre dont
est redevable le mythe constitué autour de la figure de Carpeaux.
Les auteurs préparent une étude globale de l'uvre
de Bruno Chérier et de son rôle auprès de Carpeaux.
"Peu
de peintres valenciennois ont été plus féconds que
Chérier ; pendant le temps qu'il séjourna dans le Nord,
il exécuta beaucoup de peintures murales [
] dans les églises
[
] des arrondissements de Lille, Valenciennes, Cambrai et Avesnes"
(1). A l'unisson des mentions biographiques éparses de
Bruno Chérier, plus connu pour avoir été l'ami et
le modèle de Jean-Baptiste Carpeaux, la biographie d'Edouard-Désiré
Fromentin insiste sur son activité prolifique comme peintre religieux
dans le nord de la France. Le
constat contraste avec la confidentialité actuelle de l'artiste
et les rares témoignages conservés dans les églises
du Nord. Le Palais des Beaux-Arts de Lille possède 38 dessins inédits,
de grand format, pour des décors muraux et des vitraux
(2). Ils attestent la vitalité de la production de Bruno
Chérier. Cependant, alors que donné que ces feuilles ne
comportent aucune indication permettant de retrouver les peintures ou
les verrières qu'elles préparent et alors que la notice
biographique la plus complète, celle de Fromentin, fournit une
"nomenclature" (3)
des uvres incertaine, il est bien difficile de retracer la carrière
d'un artiste qui s'est voué au grand décor de la fin des
années 1850 jusqu'à sa mort.
Né à Valenciennes en 1817 (4),
Bruno Chérier y reçoit une première formation artistique
qu'il complète à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris à
partir de 1837, où il est présenté par Périn
(5).
En 1842, élève de Picot, il échoue au prix de Rome
(6),
où il se rend cependant de février 1847 à mars 1848
(7).
A Valenciennes, autour de 1848, Bruno Chérier se lie avec Carpeaux
dont il devient, jusqu'à la mort du sculpteur en 1875, le soutien
indéfectible et le correspondant fidèle. Après des
débuts comme portraitiste, essentiellement auprès de familles
valenciennoises, quelques incursions dans l'art religieux (8),
en particulier à l'église de Monchy-le-Preux où il
dessine vers 1848 des cartons de vitraux aujourd'hui détruits -
Carpeaux donnera également en 1849 des sculptures pour cette église
- (9),
Bruno Chérier semble avoir eu quelque mal à se lancer :
ses envois au Salon en 1845, 1849 et 1852 n'ont guère été
remarqués par la critique. Confronté à l'insuccès
et à la difficulté d'obtenir des commandes, l'artiste a
alors renoncé pour un temps à une carrière parisienne.
En
effet, en 1852, nous retrouvons Bruno Chérier à Notre-Dame-des-Anges
de Tourcoing. C'est à ce moment-là que l'artiste se tourne
de manière définitive et exclusive vers le décor
religieux. Face à l'accroissement de la population urbaine suscité
par l'expansion industrielle, les autorités ecclésiastiques
ont alors le souci de doter les grands centres du Nord d'établissements
nouveaux ou réaménagés. A côté du chantier
emblématique de la future cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille
de Lille, des églises paroissiales devenues exiguës sont agrandies
ou construites à Lille, Roubaix ou Tourcoing. Henri Coroënne
(1822-1909), Alphonse Colas (1818-1887) ou Victor Mottez (1809-1897) recueillent
l'essentiel des commandes des années 1850 aux années 1880.
Notre-Dame-des-Anges
de Tourcoing est représentative de ces églises paroissiales
nouvellement édifiées ; le chantier réunit en outre
des artistes que l'on retrouve dans d'autres églises de la région,
tels Gaudelet pour les vitraux, Buisine, Geertz et son élève
Abeloos, ou Stalars, pour le mobilier et la statuaire. Bruno Chérier
y intervient de 1852 à 1859 de façon variée et inégale,
en exécutant un chemin de croix, les peintures des piédroits
et les grisailles du chur, les cartons des trois verrières
du chur, contributions où la frontière entre art et
production mécanique se révèle souvent incertaine.
Lorsqu'en 1849, la construction
de Notre-Dame-des-Anges, sur les plans de l'architecte de la ville de
Tourcoing, Achille Dewarlez (1797-1871) (10),
s'achève après quatre ans de travaux (11),
c'est un édifice vide qui fait désormais office d'église
paroissiale d'un quartier en pleine expansion, la deuxième église
en importance à Tourcoing après Saint-Christophe. Les difficultés
financières qui ont émaillé le chantier accompagnent
également l'aménagement du décor, qui ne sera achevé
qu'en 1875 et qui subsiste aujourd'hui pratiquement dans son intégralité.
Entre
1849 et 1852, il semble qu'aucun artiste n'ait été sollicité
par les membres du conseil de fabrique : le chemin de croix de Bruno Chérier
est ainsi la première uvre contemporaine à orner l'édifice.
La nomination de l'artiste en avril 1852 comme professeur de dessin aux
écoles académiques de Tourcoing (12)
lui a très certainement valu cette première et modeste commande.
Peut-être l'architecte Charles Maillard (1821-1875), responsable
des travaux d'embellissement de l'église et également professeur
aux écoles académiques, a-t-il introduit Chérier
auprès des fabriciens. Le nom du peintre ne figure pas sur le Registre
des délibérations du Conseil de fabrique, où
prévalent les considérations financières : "M.
le Doyen a en caisse la somme de 4 115 F provenant d'offrandes de dons
volontaires pour un chemin de la croix et demande l'avis de la Fabrique
pour l'emploi. Après diverses observations on convient de faire
les tableaux à raison de 400 F chacun et les cadres à raison
de 50 à 80 F pièce (
)"
(13).
Aujourd'hui
privé de cadres et conservé dans la sacristie de Notre-Dame-des-Anges,
ce chemin de croix, dont la sixième station est signée et
datée de 1854, dérive d'un chemin de croix gravé
de Joseph von Führich (1800-1876). Il est difficile de déterminer
qui, de l'artiste ou du commanditaire, a eu l'initiative du modèle
: l'uvre de Führich, peintre autrichien proche des Nazaréens
(14),
est à la source de plusieurs chemins de croix gravés recensés
dans diverses églises en France (15)
Le modèle est connu, il n'en est pas moins polémique, comme
le demeure au XIXe siècle la prétention des Nazaréens
à renouveler la peinture religieuse à la source des Primitifs
et de la foi. Carpeaux, dont la peinture religieuse se situe aux antipodes,
est "contrarié en apprenant, par [le frère de Chérier],
que la composition de ses tableaux est tirée de maîtres allemands"
(16).
Le goût de Chérier pour un certain primitivisme ne se démentira
guère, comme en témoigne sa dernière et plus importante
commande pour la nef de Notre-Dame de Loos, près de Lille (1868-1880).
Si les toiles
reprennent avec fidélité les compositions de Führich,
en supprimant parfois des personnages secondaires, le coloris, avec une
grande économie de moyens, repose sur l'opposition constante entre
les deux complémentaires, le rouge et le vert, dans une gamme qui
signalerait davantage un suiveur de Delacroix qu'un adepte des frères
Flandrin. Selon l'abbé Lecomte (17),
"si les couleurs sont belles, ce qui est surtout remarquable, c'est
la composition même de chaque scène". Le compliment
tourne court, car ces stations, production probablement alimentaire, se
situent entre création et reproduction, et révèlent
bien peu du style de Chérier. Toujours à partir du même
modèle, l'artiste a réalisé une version réduite
destinée à la chapelle de l'hôtel-Dieu de Tourcoing,
où la composition est encore simplifiée et la part artistique
très réduite. L'artiste a exécuté plusieurs
chemins de croix, pour l'église Saint-Sauveur de Lille (18)
détruite par un incendie en 1896 (19),
ainsi que pour l'église paroissiale d'Haussy (20),
sans qu'il soit possible de savoir s'ils correspondent à des débuts
difficiles ou si le peintre a tout au long de sa carrière honoré
ce type de commandes de piété.
Le conseil de fabrique s'est vraisemblablement montré satisfait
des toiles, qu'il fait orner de cadres sculptés par Buisine.
Quelques
années plus tard en effet, vers 1857, Bruno Chérier se voit
confier le décor des piédroits de l'arc-doubleau du choeur
et de l'abside, qu'il achève en 1858. Si
les figures des piédroits, les évangélistes et quatre
prophètes (Marc et Luc, Jérémie et Ezéchiel
au registre supérieur en 1857 ; Mathieu et Jean, Isaïe et
Daniel au registre inférieur en 1858) (21)
sont peints de couleurs vives sur fond d'or, les parois du chur
figurant La Présentation de la Vierge au temple et La Présentation
de Jésus au temple, sont exécutées en grisaille. Là
encore, nul ne sait si une volonté esthétique ou un impératif
économique a dicté ce choix.
Le
registre des délibérations est muet sur ce décor
pour lequel le musée des Beaux-Arts de Lille conserve deux dessins
préparatoires, une étude pour le grand prêtre, inversé
dans la composition finale, et Joachim, Anne et la Vierge (22)
dont les attitudes sont modifiées dans l'uvre réalisée.
Les
figures à mi-grandeur et la composition en frise extrêmement
simplifiées accèdent à une certaine monumentalité.
En exécutant un décor à même le mur, et non
sur toile marouflée, l'artiste a peut-être mis à profit
sa formation initiale de peintre décorateur (23)
et sa participation au chantier de Notre-Dame de Lorette. En dépit
de l'emplacement central du décor et de son iconographie, Bruno
Chérier livre ici une peinture dont la vocation semble essentiellement
décorative. La grisaille est utilisée dans son rôle
traditionnel de trompe-l'il rivalisant avec la sculpture. Ainsi,
à nouveau, la frontière entre le métier de peintre
d'histoire et de décorateur est ténue.
La peinture du
choeur apparaît davantage comme un écrin pour le maître-autel
sculpté en 1857 par Abeloos (1819-1886) et peint par Stalars. La
lumière, rare, prodiguée par les vitraux du chur,
devait contribuer encore à soustraire les grisailles au premier
regard.
Chérier conçoit les cartons des trois verrières du
chur sur le thème de "l'Annonciation, la Visitation,
la Naissance du Sauveur dans l'étable de Bethléem, l'Adoration
des Mages, enfin la mort glorieuse de la Ste Vierge au Temple et son Couronnement
dans le Ciel des mains de son divin Fils" (24),
exécutées par Lusson, atelier parisien réputé
qui a participé alors aux Expositions Universelles de 1851 et de
1855 (25).
Le contrat daté du 1er août 1857 entre Lusson et la fabrique
définit le programme iconographique, soumet les cartons à
l'approbation du conseil de fabrique, mais ne mentionne jamais le nom
du cartonnier, qui pourtant signe et date (1858) les vitraux. Bruno Chérier
est cependant présent aux côtés de Maillard après
l'installation des verrières lorsque des défauts dans les
châssis sont constatés en 1859 (26).
En 1869, une verrière est détruite par la tempête
(27).
Contrairement
aux peintures du chur, où l'Almanach de la Bourse
décèle le "sentiment mystique et religieux qui est
le cachet de ce peintre" (28),
les "vitraux ont toujours été considérés
par l'opinion publique comme laissant beaucoup à désirer
sous le rapport du dessin et du coloris (29).
"Le maître-verrier propose de les remplacer par des verrières
montrées à la dernière Exposition Universelle. Pour
cette fois, le doyen et les fabriciens préfèrent conserver
les réalisations initiales, mais les deux vitraux encore en place,
jugés trop obscurs, sont définitivement transférés
vers 1929 à l'église Saint-Jacques de Tourcoing, nouvellement
bâtie.
Ce transfert
constitue la première et précoce atteinte à un ensemble
qui frappe encore aujourd'hui par sa cohérence et possède
peu d'équivalents conservés dans le Nord de la France. A
Notre-Dame-des-Anges en effet, comme le soulignait un commentateur anonyme
de l'Indicateur de Tourcoing : "Tout se lie, tout s'enchaîne
dans cette magnifique épopée où le pinceau du peintre
le dispute au ciseau du sculpteur et à l'art du verrier" (30).
Le rôle, central, joué par l'architecte municipal, Charles
Maillard, explique très probablement l'unité d'un décor
tout entier conçu, comme il est très fréquent dans
le Nord au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, sous
des appellations diverses, à la gloire de la Vierge. Maillard dresse
les plans du maître-autel, du banc de communion, de la chaire de
vérité et des stalles, contrôle et dirige le chantier,
suit la pose des vitraux. Il se fait l'intermédiaire constant entre
les artistes et le conseil de fabrique. L'histoire de Notre-Dame du Travail
à Roubaix, construite sur les plans de Dewarlez, de 1844 à
1847, révèle une organisation similaire : les commanditaires
s'en remettent à l'architecte qui fournit les plans des stalles,
des confessionaux et de la chaire (31)
et suit l'avancement des travaux. Selon une mise en scène qui rappelle
celle de Notre-Dame-des-Anges, les peintures de l'abside, uvres
d'Alphonse Colas, s'effacent devant le décor profus du maître-autel
néo-gothique.
Sur les nouvelles constructions ou les réaménagements du
XIXe siècle dans les églises du Nord, les travaux monographiques
demeurent rares. Contrairement à l'exemple lyonnais, l'art religieux
dans le nord de la France, à l'exception des publications d'Hervé
Oursel (32)
par exemple sur les maîtres-verriers lillois du XIXe siècle,
n'a pas encore retenu toute l'attention des historiens de l'art. Il est
vrai que, outre les changements du goût, l'art religieux y a particulièrement
souffert des destructions des guerres mondiales. Pourtant, les milieux
catholiques y furent actifs, les chantiers nombreux : ils révèlent,
comme le montre l'exemple de Bruno Chérier à Tourcoing,
une pratique de l'art en contradiction avec l'image qu'a voulu nous transmettre
le XIXe siècle : l'artiste, loin d'être un créateur
libre, y est fortement soumis aux exigences de ses commanditaires.
Comme
à Notre-Dame-des-Anges, il accepte en outre les commandes les plus
diverses, de la simple grisaille décorative au Quesnoy, aux petites
figures sur fond d'or de Saint-Martin d'Esquermes jusqu'au grand cycle
narratif à Notre-Dame-de-Grâce de Loos et aux autels de Saint-Christophe
de Tourcoing. Dans le cas d'un peintre qui fut l'ami, le confident, le
modèle de Carpeaux, le contraste n'en est que plus saisissant.
Remerciements
: Mesdames Brejon de Lavergnée, Canneva-Tetu, Coppin, Dion, Dubois,
Dupuy, Eme, Norève, Pellegrin-Gérard, Trentesaux, et Messieurs
Barbieux, Delcour, Demeester, Donetzkoff, Plateaux, Poinsignon, Wintrebert.
Quelques décors
de Chérier en place dans les églises de la communauté
urbaine de Lille :
Lille, église Saint-Maurice : un chur d'anges musiciens.
Lille, église Notre-Dame de Fives, les quatre peintures du chur.
Lille, église Saint-Martin d'Esquermes : les figures peintes de
l'autel de la Vierge.
Loos, église Notre-Dame : le décor de la nef.
Tourcoing, église Notre-Dame-des-Anges : piédroits et grisaille
du chur, chemin de croix.
Tourcoing, église Saint-Jacques : deux vitraux d'après les
cartons de Bruno Chérier.
Tourcoing, église Saint-Christophe : un élément de
retable.
Adresses URL
des sites pertinents liées à l'article :
Pour visualiser les différentes versions du portrait de Bruno Chérier
par Carpeaux et quelques uvres de Chérier, le site de la
Réunion des Musées nationaux :
http://www.photo.rmn.fr/fr/f_recherche.htm
Pour connaître des artistes actifs dans le domaine de l'art religieux
en Belgique, artistes ayant souvent également travaillé
dans la région Nord-Pas-de-Calais, le site de l'Institut Royal
du Patrimoine Artistique : http://www.kikirpa.be/
Notices existantes
dans les bases de données nationales :
Notes :
(1) E.-D. Fromentin, Biographie de Bruno Chérier,
peintre valenciennois, transcription ms., Valenciennes, Bibliothèque
municipale, GIR 875, 1901, p. 5.
(2) Le catalogue de H. Pluchart dénombre 41 dessins donnés
par Bruno Chérier (Musée Wicar : dessins, Paris, A. Massart,
1889, p. 267, n° 1157).
(3) Fromentin, 1901, p. 6.
(4) J.-C. Poinsignon et N. Trentesaux ont consulté l'acte
de naissance de Bruno Chérier et rectifié la date de 1819
traditionnellement donnée. Voir J.-C. Poinsignon, "Jean-Baptiste
Carpeaux. Essai biographique. La Vie et l'uvre du statuaire valenciennois
d'après sa correspondance par Edouard-Désiré Fromentin
(1833-1927)", Valentiana, n° 19, juin 1997, p. 237 ; N. Trentesaux,
L'église Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing, mémoire de maîtrise
n.p., sous la direction de M.-J. Lussien-Maisonneuve, Lille III, 1988,
vol. I, p. 80.
(5) Ecoles spéciales de peinture et de sculpture de Paris,
Enregistrement de MM. Les élèves, n° 1629, Paris, Archives
nationales, AJ 52 234.
(6) Ph. Grunchec, Les Concours des Prix de Rome, Paris, Ecole nationale
supérieure des Beaux-Arts, 1986, t. II, p. 151.
(7) E.-D. Fromentin, 1901, p. 4.
(8) Le premier tableau qu'il envoie à Valenciennes en août
1842 est une Adoration des bergers (E.-D. Fromentin, 1901, p. 4).
(9) Document décrivant les dommages subis par l'église
de Monchy-le-Preux pendant la Première Guerre mondiale. Archives
départementales du Pas-de-Calais, 10 R 4 / 218. Voir aussi E.-D.
Fromentin, 1997, p. 9.
(10) Voir Alphonse Colas, Achille Dewarlez et l'église Notre-Dame
de Roubaix, Roubaix, musée d'Art et d'Industrie, cat. exp., 1991.
(11) A. Plateaux, "L'église Notre-Dame-des-Anges",
P. Boissé (dir.), Tourcoing. 1711-1984. Architecture du centre
ville, Lille, IMGRAF, 1984, t. I, p. 109-119 ; N. Trentesaux, 1988.
(12) Tourcoing, Archives municipales, fonds des Ecoles académiques,
dossier "Chérier", 2R5.
(13) Tourcoing, Archives paroissiales, Registre aux délibérations
de la Fabrique (1882-1890), séance du 12 novembre 1852, non coté.
(14) R. Cavanna, "Joseph von Führich", I Nazareni
a Roma, Rome, galleria nazionale d'Arte moderna, cat. exp., 1981, p. 123-124.
(15) La base Palissy répertorie les cinq exemples suivants
: église paroissiale Saint-Hilaire à Saint-Vincent-de-Lamontjoie
(47) ; église paroissiale Saint-Romain à Chassors (16) (dans
Patrimoine de Poitou-Charente. Architectures et mobiliers, CPPPC, 1998,
les auteurs ne proposent pas non plus d'explications à la présence
d'un chemin de croix gravé d'après Führich), chapelle
Saint-Eloi à Bordères-Louron (65), chapelle des marins à
Donzac (82), chapelle Saint-Orense à Grézas (82).
En revanche, nous n'avons pas trouvé parmi les estampes religieuses
d'après Führich conservées au cabinet des Estampes
de la Bibliothèque nationale de France, de chemin de croix gravé.
(16) Cette lettre du 28 novembre 1852 fait vraisemblablement référence
à notre chemin de croix. Lettre adressée à L. Dutouquet,
citée par A. Mabille de Poncheville, Carpeaux inconnu ou la tradition
recueillie, Bruxelles-Paris,1921, p. 111 (lettre conservée au cabinet
des Estampes, Bibliothèque nationale de France, SNR Carpeaux, boîte
116).
(17) Une visite à Notre-Dame-des-Anges à Tourcoing,
1945, p. 29.
(18) E.-D. Fromentin, 1901, p. 6.
(19) H. Oursel, "Les vitraux détruits de l'église
Saint-Sauveur à Lille", Revue du Nord, tome LXXIV, n°
297-298, juillet-décembre 1992, p. 811
(20) Arrondissement de Cambrai. E.-D. Fromentin, 1901, p. 8.
(21) Anonyme, "Roubaix. - Tourcoing", Almanach de la
Bourse, 5 janvier 1858.
(22) Inv. W 2850 et W 2848.
(23) Notes de Paul Foucart ; E.-D. Fromentin, 1901, p. 1-2.
(24) Anonyme, "Chronique locale" L'Indicateur de Tourcoing,
19 octobre 1862.
(25) Cellule du vitrail de l'Inventaire général,
"Enquête sur les peintres-verriers du XIXe siècle ayant
travaillé en France", Revue de l'art, 1986, 2e trimestre,
n° 72, p. 82.
(26) Tourcoing, Archives paroissiales, non coté. Il s'agit
du seul moment où le nom de Bruno Chérier apparaît
dans les documents relatifs à la commande des vitraux.
(27) Tourcoing, Archives paroissiales, Registre aux délibérations
de la Fabrique (1882-1890), séance du 16 septembre 1869, non coté.
(28) Anonyme, "Roubaix. - Tourcoing", Almanach de la
Bourse, 5 janvier 1858.
(29) Compte-rendu de la séance extraordinaire du Conseil
municipal de Tourcoing, 3 avril 1879, Tourcoing, Archives municipales,
2 M boîte 1 Notre-Dame-des-Anges, documents non classés.
(30) Anonyme, "Chronique locale", L'Indicateur de Tourcoing,
19 octobre 1862.
(31) Trentesaux, p. 17.
(32) Cf. H. Oursel, "Vitraux du XIXe siècle dans les
églises et chapelles de Lille", Bulletin de la Commission
historique du département du Nord, tome XLIII, 1985-1987, p. 131
à 153.
H. Oursel, "Les vitraux détruits de l'église Saint-Sauveur
à Lille", Revue du Nord, tome LXXIV, n° 297-298, juillet-décembre
1992, p. 811 à 830.
H. Oursel, "Charles Gaudelet peintre verrier lillois du XIXe siècle",
Les Pays-Bas Français, 15e annale, 1990, p. 128 à 149.
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