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| Astronome non institutionnel, bien quen étroits
rapports avec les grands observatoires publics, Camille Flammarion na fait lui-même
aucune découverte majeure dans le strict domaine de lastronomie. Il a, en revanche,
permis à dautres de faire, dans son observatoire de Juvisy, des observations qui
ont, soit abouti à des découvertes (la comète Rordame -Quénisset en 1893, la comète
de 1911), soit considérablement renforcé la connaissance des taches solaires, de
certaines planètes (taches de Vénus, anneaux de Saturne, Jupiter), des étoiles doubles
, des amas nébuleux, connus depuis la fin du XVIIIè siècle par le Catalogue de
lastronome Messier, ou des éclipses. |
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Il est dailleurs lauteur
dun catalogue détoiles, paru en 1878. Il sest enfin passionné pour Mars
et a participé de ce fait aux controverses relatives à la vie possible sur cette
planète. Moins connues mais plus novatrices du point de vue des découvertes
scientifiques sont ses expériences dites de radio culture constatant
linfluence du soleil et de ses radiations lumineuses rouges sur la croissance des
végétaux. |
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| Les travaux principaux La liste suivante regroupe quelques exemples de travaux
réalisés sur lastronomie et les disciplines qui lui sont liées par Camille
Flammarion et ses successeurs :
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Magnétisme terrestre et aurores
boréales. |
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Physique du globe. |
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Observations portant sur l'étude
physique de la Lune et des planètes du système solaire. |
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Constellations, amas et nébuleuses du
catalogue de Messier voie Lactée (1895). |
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Comètes ( de Brook-1893, Morehouse-1908,
Halley-1910), astéroïdes. |
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Etoiles doubles (publication dun
catalogue en 1878). |
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Soleil et taches solaires, cycle du
soleil de 11 ans. |
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Éclipses de la lune et du soleil. |
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La foudre. |
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Histoire des systèmes du monde et de
leur compréhension. |
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Le calendrier et les heures ( en
particulier lheure dété). |
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Analyse spectrale. |
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Climatologie agricole et
météorologie
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| La nébuleuse d'Andromède, photo F.Quénisset,
observatoire de Juvisy. |
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| Le milieu des astronomes En dehors des astronomes employés à lobservatoire de Juvisy, la
correspondance de Camille Flammarion nous apprend quil fut en relations suivies avec
divers membres de lInstitut, lObservatoire de Greenwich, lAcadémie des
Beaux Arts de Belgique, le Lick Observatory,l'Observatoire de Yerkes (Wisconsin) qui
possédait la plus grande lunette au monde, des astronomes de Moscou ou dUpsala mais
surtout avec deux maîtres de lastronomie du XIX e siècle :
laméricain Percival Lowell de Flagstaff (Arizona) dont les observations de la
planète Mars sont, à partir de 1894, fondamentales, et qui rend visite à Camille
Flammarion à Juvisy, et litalien Schiaparelli qui défendent tous deux
lexistence de canaux sur Mars donc dune vie possible sur cette planète. |
| Les instruments d'observation |
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Il acquière sa première lunette en 1866. C'est une
réalisation du constructeur Secretan et elle possède un objectif de 108 mm. En 1884 et
en 1886, il installe celle de Juvisy, en faisant appel à Bardou pour l'optique et Gaussin
pour la mécanique et à Bréguet pour l'horlogerie. De monture équatoriale, elle
s'inspire de celle de l'Observatoire de Paris. L'objectif mesure 240 mm de diamètre pour
une distance focale de 3,75 m. Elle grossit les objets observés jusqu'à 600 fois. A ce
matériel, s'ajoutent plusieurs lunettes plus petites, portatives, dont une lunette
méridienne réalisée par Gambey. |
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| Par ailleurs, né avec la photographie ( son père est
employé aux studios Tournachon-Nadar, frère du grand Nadar), Camille Flammarion ne
conçoit pas ses observations sans lappel à cette technique, quil fait
utiliser pour fixer limage et le déplacement des planètes, des comètes, et des
éclipses. Il développe à Juvisy, grâce à son adjoint Quénisset, toutes les
techniques de l'astrophotographie et installe quatre objectifs. |
| Un observatoire privé Sa notoriété grandissant, il fit lobjet de la
sollicitude dun généreux donateur bordelais, M. Méret, et en 1882, il se vit
offrir une propriété située à Juvisy. Il transforma aussitôt l'ancienne bâtisse en
observatoire.
Officiellement, il inaugure lobservatoire de
Juvisy le 29 juillet 1887 avec la venue de lEmpereur du Brésil Don Pedro
dAlcantara, passionné dastronomie. En réalité, lastronome ne peut pas
profiter pleinement de son observatoire. La rédaction de ses ouvrages, source de
financement de ses activités scientifiques, ne lui laisse que peu de temps pour
lobservation. Cest ainsi que plusieurs astronomes se succéderont pour le
seconder, mais ceux qui font la véritable réputation de lobservatoire de Juvisy
sont les astronomes Antoniadi et Quénisset dont la SAF conserve les cahiers et les
photographies prises jusquen 1947. |
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| La comète Morehouse (1908), photo de F.Quénisset,
observatoire de Juvisy. |
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| La Société Astronomique de
France (SAF) www.iap.fr/saf |
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Lannée 1887 est marquée par la création de la
Société Astronomique de France. Elle publie dans la revue
" lAstronomie " puis " le Bulletin de la Société
Astronomique de France ", de nombreuses observations juvisiennes de la planète
de prédilection de Camille Flammarion, Mars, mais aussi des études sur Venus, sur
Jupiter
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| Saturne, observatoire de Juvisy. |
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