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Livraison de la première tranche des travaux de restauration de la mosquée de Paris   retour en haut de page
22-04-2007
Bertrand Landrieu, Préfet de la région d’Ile-de-France et Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la mosquée de Paris, ont inauguré jeudi 22 mars 2007 la fin de la première tranche des travaux de restauration de ce bâtiment inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Les travaux, commencés en 2004, comprenaient la restauration des murs extérieurs de l’enceinte après remise en état du système d’évacuation des eaux pluviales, la réfection complète dans le jardin d’entrée des étanchéités des terrasses et bassins. Le système d’alimentation des fontaines a été repensé. Les zelliges au sol ont tous été remplacés à l’identique et posés, comme à l’origine, sur un mortier de chaux hydraulique.

La restauration des zelliges a été réalisée grâce au savoir-faire des artisans marocains, issus des mêmes ateliers que ceux qui avaient travaillé à la construction de la mosquée. Les carreaux de terre cuite émaillée, fabriqués par la Société Coopérative Artisanale des Zelligeurs de Fès, ont été taillés sur le chantier manuellement à l’aide d’un marteau tranchant, le mankach.

Sur les murs du patio, les zelliges posés sur chape de plâtre armé, ont pu être restaurés en conservation, sauf dans certaines zones où ils ont été restitués dans le respect du dessin et des couleurs d’origine.

Cette première tranche de travaux pourrait être suivie d’une deuxième portant sur les façades intérieures, les patios, les galeries et la salle de conférence. Certains des contributeurs actuels, notamment l’Algérie, ont d’ores et déjà manifesté leur intention de participer à son financement pour profiter de la dynamique qu’a su créer le groupe Icade G3A, auquel l’association gestionnaire de la Mosquée a confié le mandat pour réaliser les travaux.

Pour ces travaux, la Mosquée de Paris a bénéficié d’un programme de restauration extérieure doté d’un budget global de 3,6M€ cofinancé par le Ministère de la Culture (800.000 €), la Ville de Paris (800.000 €), la Région d’Ile-de-France (400.000 €), l’Algérie et le Qatar (1,6M€), réunis autour du même projet à l’initiative de l’Etat.

Le Moniteur-Expert (21/03/2007)
http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=DA66C4D4A&acces=0

Longtemps cachés, les trésors du Petit Palais revoient le jour   retour en haut de page
12-12-2005
Après quatre ans de fermeture et deux ans de travaux, le Petit Palais sera inauguré jeudi 8 décembre et ouvert au public le 10. L'édifice parisien a été conçu par l'architecte Charles Girault, pour l'Exposition universelle de 1900. Il a été revu par l'agence Chaix et Morel, dont le travail a surtout consisté à redonner au bâtiment ses volumes originels, mais aussi à dégager des mètres carrés supplémentaires. Le chantier a ainsi permis à son conservateur, Gilles Chazal, de présenter des collections largement méconnues.
Car, dès 1902, le Petit Palais est devenu le Musée des beaux-arts de la Ville de Paris, enrichi régulièrement par des achats et surtout par de nombreuses donations.
Le Petit Palais n'a pas été conçu, ainsi qu'on le pense trop souvent, comme un bâtiment éphémère lié à l'Exposition universelle. Elevé à l'emplacement de l'ancien Palais de l'industrie, détruit pour la circonstance, c'est Charles Girault (1851-1932) qui remporte le concours en 1897. Ce Grand Prix de Rome propose un bâtiment en forme de trapèze régulier, constitué d'un double anneau, centré autour d'un jardin intérieur. Le tout est situé au premier étage. On y accède par un escalier monumental qui débouche sur la nouvelle avenue joignant le pont Alexandre-III aux Champs-Elysées (aujourd'hui, avenue Winston-Churchill). Au rez-de-chaussée, le socle du bâtiment abrite les bureaux, les réserves et des ateliers.
L'édifice est à la fois académique dans sa forme et moderne dans sa conception matérielle. Il tente l'improbable mariage du dôme des Invalides avec la Galerie des glaces de Versailles mais utilise la brique, le fer et le verre. Ses planchers sont en béton armé et la charpente est métallique. Ses cloisons légères sont en liège aggloméré avec du plâtre, certaines sculptures extérieures sont moulées en zinc. Confronté à l'obligation d'exposer les oeuvres à la seule lumière du jour, Girault multiplie les solutions audacieuses : verrières, grandes baies vitrées, péristyle ouvert sur le jardin intérieur. La lumière entre partout à flots, même à travers la grande coupole du hall. Or ces qualités vont peu à peu disparaître. La transparence du bâtiment est jugée incompatible avec l'exposition des oeuvres.
Au fil du temps, des fenêtres sont donc condamnées, certaines galeries sont compartimentées ou plafonnées. Ce qui permet d'occulter le décor peint et sculpté, assez vite jugé obsolète. Ce sont en effet des "pompiers" (Cormon, Roll, Besnard, Picard), aujourd'hui oubliés, qui vont orner les plafonds. Quant aux groupes allégoriques (les Deux Renommées, les Trois Parques, les Quatre Saisons...), ils sont signés par Peynot, Lemaire ou Convers, autant d'artistes dont on ne retient plus guère les noms. Pourtant, dans le péristyle du jardin, Girault utilise des matériaux polychromes, dans le droit-fil de Garnier pour l'Opéra de Paris. Le sol est traité à l'aide de somptueuses mosaïques. La ferronnerie est particulièrement soignée, notamment la grille de la porte d'entrée, véritable morceau de bravoure de l'art de la serrurerie.
Dans les années 1990, le bâtiment mal aimé, mal entretenu, présente de graves désordres architecturaux : le jardin suspendu s'enfonce et doit être fermé au public ; l'eau s'infiltre dans les fondations ; les chutes de pierres se multiplient le long des façades. Le public vient au Petit Palais pour ses expositions temporaires. Il ignore, la plupart du temps, qu'il recèle de riches collections permanentes, mal présentées, quand elles ne sont pas invisibles.
En mai 1998, un concours d'architecture est lancé pour la rénovation de l'ensemble, d'après un programme rédigé par Gilles Chazal. En 1999, le jury désigne l'atelier d'architecture Chaix et Morel. Mais les travaux vont prendre du retard (changement de municipalité, appels d'offres infructueux) avant de commencer. Les impératifs auxquels l'équipe gagnante est confrontée sont triples : retrouver les qualités de l'édifice original, lumière comprise, gagner des espaces supplémentaires, moderniser la présentation muséographique.
Le premier objectif semble le plus simple : il faut casser les cloisons et les faux plafonds, déboucher les fenêtres obturées, retrouver la lumière zénithale, bref, renouer avec les transparences. Les décors réapparaissent. Les espaces retrouvent leurs volumes. Le jardin est entièrement replanté et ses bassins dégagés de leur gangue de ciment.
Gagner de la superficie est plus difficile. C'est pourtant indispensable pour mieux présenter les collections, dont une bonne partie est invisible depuis des années. Les architectes avaient d'abord imaginé un système de mezzanines à installer dans les grandes galeries. Très vite, il est apparu que cette solution allait à l'encontre du but recherché : retrouver la transparence originelle. C'est donc dans le sous-sol, au rez-de-chaussée et sous les combles que les mètres carrés nécessaires vont être trouvés.
Les réserves sont enterrées. Au rez-de-chaussée, les entrepôts (archives de l'agence photographique Viollet) et les administrations parasites (siège des amendes de la Ville de Paris) sont expulsés, non sans mal. Un auditorium de cent quatre-vingts places est glissé sous le jardin. Les bureaux de la conservation gagnent les combles. Ce qui permet d'installer une partie des collections permanentes du Petit Palais au niveau du sol.
Le reste est à l'étage noble, où se trouve aussi un espace de 2 000 m2 affecté aux expositions temporaires. Au total, les salles d'exposition passent de 15 000 m2 à 22 000 m2. Gilles Chazal va donc pouvoir exposer mille trois cents pièces au lieu de huit cents et faire tourner le reste de ses collections dans un espace de 450 m2. Le conservateur gagne aussi un cabinet de consultation des arts graphiques, une librairie-boutique et une cafétéria. Reste la muséographie, qui a provoqué, comme souvent, des frictions entre architectes et conservateurs. Si tout le monde était d'accord pour éviter de faire un "musée catacombes" au profit d'un "musée de plein jour", les solutions divergeaient. "On a voulu être le plus sobre possible, constate Benoît Sigros, de l'agence Chaix et Morel, qui a particulièrement suivi le chantier. On a dessiné les vitrines et les socles. Et nous avons tenté de canaliser l'ardeur des conservateurs, qui voulaient exposer un maximum de choses."
De son côté, le casse-tête pour M. Chazal consistait à montrer la diversité de ses collections (peintures, sculptures, arts graphiques et décoratifs, mobiliers) stratifiées en un siècle, au gré des dons et des achats, et qui vont de l'Antiquité gréco-romaine au début du XXe siècle, en passant par le monde médiéval, l'Europe du XVIIIe siècle et un fonds d'icônes slaves exceptionnel. Il fallait aussi respecter les volontés de certains donateurs : le considérable legs Tuck doit rester exposé côté Champs-Elysées. "Les collections du Petit Palais, c'est un télescopage de siècles et de regards sur ces siècles, remarque Gilles Chazal. Il fallait le faire sentir."
Article paru dans l'édition du 08.12.05
LE MONDE | 07.12.05
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LE MONDE - CULTURE
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Chronologie et coût
Chronologie
1897-1900.
Construction de l'édifice, sous la direction de l'architecte Charles Girault pour l'Exposition universelle de 1900.
1902.
Le Petit Palais devient le Musée des beaux-arts de la Ville de Paris. Les frères Dutuit font la première donation d'une collection.
1982.
Le bâtiment se dégrade. Première étude de rénovation.
1997.
Adoption du projet culturel de Gilles Chazal, conservateur général du Petit Palais.
1998.
Lancement du concours d'architecture par la direction du patrimoine et de l'architecture de la Ville de Paris.
1999.
Le jury désigne l'atelier d'architecture Chaix et Morel.
2001.
Fermeture du Petit Palais.
2003.
Démarrage des travaux.
2005.
Le 8 décembre, le musée rénové est inauguré par le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Coût
72 millions d'euros ont été investis dans la refonte du Petit Palais, dont 42 millions d'euros pour le seul bâtiment. Le tout est intégralement financé par la Ville de Paris.

D'un vase de l'Antiquité grecque à un décor de mairie du XIXe siècle Quand, en 1902, le Petit Palais devient le Musée des beaux-arts de la Ville de Paris, il doit abriter les oeuvres que la municipalité achète depuis les débuts de la IIIe République à des artistes vivants ? commandes, achats effectués dans les grands Salons ou auprès des peintres et des sculpteurs. Le tout relève d'un art plutôt officiel et très académique. Mais, dès 1902, la nouvelle institution reçoit un legs considérable, le premier d'une longue liste, qui donne une orientation inattendue aux collections du Petit Palais.
Les frères Eugène et Auguste Dutuit, rejetons d'une famille de drapiers, avaient investi leur considérable fortune dans une collection d'art tous azimuts. Ils rassemblent des antiquités grecques et romaines (Ephèbe des fins d'Annecy), de l'art médiéval (Reliquaire de la vraie croix, une série de sculptures sur ivoire) et Renaissance (majoliques italiennes, faïences hispano-mauresques, émaux peints du Limousin, verres de Venise) et un ensemble important de peintures hollandaises du XVIIe siècle. Parmi celles-ci, des oeuvres de Rubens (L'Enlèvement de Proserpine) et de Rembrandt (Portrait de l'artiste en costume oriental), des scènes de Metsu, de Brouwer ou de Tenier. Les deux frères donnent aussi un fonds de douze mille gravures du XVIe au XVIIe siècle (Schauengauer, Dürer, Callot, Rembrandt), de nombreux dessins flamands et hollandais ainsi que des manuscrits enluminés, des livres, des meubles et des objets d'art islamique ou japonais. Un fonds quasi inépuisable, régulièrement enrichi grâce aux revenus des immeubles parisiens légués à la Ville.
En 1906, le Petit Palais bénéficie de la donation de Juliette Courbet. Elle apporte huit peintures de son frère, dont les Demoiselles du bord de Seine. Théodore Duret, "le dernier des dandys" selon Manet, qui fera son portrait en pied, laisse cette oeuvre capitale à la Ville, en 1908. Un industriel, Jacques Zoubaloff, offre au Petit Palais des pastels d'Odilon Redon, des toiles d'Harpignies et d'Henry Cros, des sculptures de Barye et de Maillol ainsi que les pièces d'orfèvrerie et les bijoux d'Husson, en 1916. De 1921 à 1930, un couple d'Américains, Edouard et Julia Tuck, habitants de longue date du quartier des Champs-Elysées (ils ont créé l'hôpital de la Malmaison pendant la première guerre mondiale), donne un ensemble complet du XVIIIe siècle : des boiseries et tapisseries, un mobilier, de l'art décoratif (porcelaine de Meissen) mais aussi des toiles d'Hubert Robert, Boucher, Fragonard et des dessins de Watteau.
UNE CHRONOLOGIE QUI S'ARRÊTE À 1914
La décennie suivante est faste puisque, en 1936, Henri Matisse offre Trois baigneuses de Cézanne. En 1937, le Petit Palais reçoit de Mme Vaquez quatre fragiles panneaux de Vuillard qui décoraient le cabinet de son mari. Puis c'est au tour de la fille de Carpeaux de remettre des sculptures et quelques-unes des rares peintures de son père. En 1937 puis en 1945, le marchand de tableaux Vollard fait don d'une belle sélection des oeuvres de ses amis, notamment son portrait peint successivement par Cézanne, Renoir et Bonnard, ou un Vieil Homme au bâton, de Gauguin, d'autres pièces venant du même Vollard se retrouvent au Palais de Tokyo (Musée d'art moderne de la Ville de Paris), la chronologie des oeuvres accueillies par le Petit Palais s'arrêtant à 1914. Les donations ne s'arrêtent pas pour autant. Grâce à Roger Cabal, le Petit Palais abrite depuis 1998 la première collection d'icônes de France avec des oeuvres russes (L'Archange Gabriel), grecques et crétoises (La Nativité), du XVIIe au XIX e siècle. Le fonds arts décoratifs ne cesse lui aussi de grossir : en 1948, des meubles de l'architecte Hector Guimard, un des pères de l'Art nouveau, sont donnés par son épouse Adeline. En 1979, le Petit Palais reçoit le fonds Galliera, acquis par la Ville de Paris à partir de 1895 pour former un musée d'art industriel moderne (céramiques, grès émaillés de Chaplet et Dalpeyrat, verreries de Daum et Gallé).
L'année 1998 voit arriver quatre mille cinq cents dessins de bijouterie-joaillerie de la donation Charles Jacqueau, principal collaborateur du joaillier Louis Cartier, puis en 2000 et 2001 les huit cents oeuvres de Georges Deraisme, ciseleur du verrier René Lalique. Poussée par ses conservateurs, la Ville de Paris n'oublie pas d'acheter :
l'étonnante Marietta de Corot en 1934, le Combat du giaour et du pacha de Delacroix en 1963, Le Sommeil de Courbet en 1966, deux Ingres "troubadour" en 1968 ? François Ier reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci et Henri IV jouant avec ses enfants ? et le Grand Paysage d'Italie de Géricault en 1970. Enfin, Thérèse Burollet, prédécesseur de Gilles Chazal à la tête de l'établissement, veut faire de son musée un concurrent municipal d'Orsay et multiplie les achats de gigantesques tableaux pompiers (Gustave Doré, Cormon, Bouguereau). Elle repêche aussi, avec plus de bonheur, des plâtres au dépôt des statues d'Ivry.
Le résultat est un curieux "musée arlequin", où le visiteur passe d'un vase de l'Antiquité grecque à un décor de mairie du XIXe siècle, s'arrête devant le Portrait de Proudhon par Courbet, pour finir devant une bergère en faïence de Saxe. Un éclectisme qui reflète celui de l'architecture du bâtiment.
Article paru dans l'édition du 08.12.05
LE MONDE | 07.12.05
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Le zoo de Vincennes remis en scène   retour en haut de page
12-12-2005
Sylvie BRIET
Un vaste projet de rénovation a été retenu. Inauguration espérée en 2008.
Les rochers s'effondrent, les animaux tournent en rond et le personnel n'en peut plus : le parc zoologique de Vincennes, seul grand zoo aux portes de Paris, a frôlé une triste fin. Mais aujourd'hui, sur le papier en tout cas, son avenir a pris des couleurs et des formes : un projet de rénovation, qui privilégie l'écologie au spectaculaire, vient d'être choisi pour cette structure qui fut longtemps une manne pour son propriétaire, le Muséum national d'histoire naturelle de Paris.
Biozones. Trois équipes multidisciplinaires (architectes, zoologues, paysagistes...) ont dans un premier temps travaillé ensemble pour définir les concepts de base. Six biozones ont été définies en fonction de l'espace modeste (14 ha) et des animaux présents : forêt équatoriale africaine, savane africaine, Guyane, Madagascar, Patagonie et Europe. Puis, chaque équipe a établi son projet sous la houlette de trois agences : Ellipse, Architecture Studio et TN +. Cette dernière, qui n'était pas la favorite de la direction du Muséum au départ, l'a emporté : «Il n'y a quasiment pas d'architecture dans notre projet, le paysage prédomine. Nous ne touchons pas au grand rocher, emblème du parc. En revanche, beaucoup de faux rochers seront changés, explique Jean-Christophe Nani, gérant de l'agence. Tout a été conçu pour que le visiteur se mette au niveau de l'animal, que ce soit en hauteur ou en profondeur.»
Il reconnaît s'être beaucoup inspiré du très beau zoo de Doué-la-Fontaine, près d'Angers, un écrin de végétation folle dans d'anciennes carrières à ciel ouvert où le visiteur grimpe, redescend, emprunte des passerelles et oublie qu'il ne verra pas toutes les grandes espèces. Car ce temps-là est révolu. Vincennes a choisi de ne pas se focaliser sur le spectaculaire mais de s'adapter au cadre. Ainsi, ours et éléphants, qui ont besoin d'espace, ne reviendront pas. La plupart des espèces présentées, menacées de disparition, font partie de programmes d'élevage ­ tous les zoos s'y mettent aujourd'hui et participent à des actions de conservation.
Dépassé. Vincennes revient de loin et doit encore trouver les moyens nécessaires à sa sauvegarde. A sa création en 1934, il était novateur : pour la première fois les animaux sont présentés hors les cages, le jardin zoologique détrône la ménagerie, les fosses remplacent les barreaux, agrémentées de rochers et d'abris spacieux. Le concept venait de l'Allemand Carl Hagenbeck qui créa le parc zoologique de Hambourg.
Aujourd'hui, Vincennes est dépassé dans le concept. Pourtant, c'est le vieillissement des structures qui a déclenché les opérations. A force d'échafaudages, de faux rochers troués et rouillés, de galeries fermées parce que dangereuses, le parc est devenu si déprimant que le prix du billet d'entrée a baissé ! La moitié des mille animaux, notamment les ours, lions, et rhinocéros doivent partir ailleurs. Le parc, qui a accueilli dans ses belles années (autour de 1970) près de deux millions de visiteurs, n'en est plus qu'à 300 000. En août 2004, ses employés, excédés, se sont opposés à la direction, sensibilisant le grand public. Difficile pour une capitale de se priver d'un zoo, même si la ville de Paris a décidé de ne pas y mettre un sou. Il a fallu trouver une solution. L'Education nationale (ministère de tutelle) a accepté le principe d'une rénovation.
Geneviève Béraud, responsable des jardins botaniques et zoologiques du Muséum, est enthousiaste sur le projet choisi : «Le concept essentiel est celui de l'immersion. Le zoo devient une île au milieu du bois de Vincennes, la géographie est réinventée, le paysage chahuté. Ils ont retrouvé le vrai souffle de Hagenbeck avec ce concept de vision à tous les étages.» Le plus dur reste à faire. Un appel d'offres va être lancé en janvier. Les travaux doivent démarrer en 2007. Le parc rénové serait visible en 2008. Il lui faudra 1,4 million de visiteurs par an. Echaudée par dix ans de décrépitude et d'immobilisme, une grande partie du personnel est sceptique : «On aimerait y croire.»
Libération - mardi 06 décembre 2005
http://www.liberation.fr/page.php?Article=342764
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LIBERATION - TERRE
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Un consortium public-privé
Par Sylvie BRIET
Le projet choisi, qui n'est pas le plus cher, est estimé à 130 millions d'euros. Il y a un an, le directeur général du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, Bertrand-Pierre Galey, proposait aux ministères de tutelle un plan de restauration à 60 millions. Il reconnaît avoir sous-évalué le coût. Un partenariat public-privé est donc nécessaire pour financer la rénovation. Un consortium sera créé et réalisera les travaux ; il récupérera sa mise sur vingt ans et le Muséum le remboursera avec ses recettes. Pari ambitieux quand on sait que celui-ci ne parvient même pas à entretenir sa grande galerie de l'évolution, pourtant emblème de sa modernisation.
Libération - mardi 06 décembre 2005
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LIBERATION - TERRE
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Zoo de Vincennes : un projet de rénovation retenu
Partiellement fermé depuis plusieurs mois, le zoo de Vincennes a trouvé son projet de rénovation
Sur les trois projets proposés pour redonner vie au zoo, dont certaines parties se trouvent dans un état de délabrement avancé, le jury a porté son choix vendredi sur le concept de TN+.
Selon les ministères de l'Ecologie et de la Recherche, le choix a été déterminé en raison de ses "qualités architecturales", pédagogiques et animalières"."Le concept de TN+ est de présenter l'animal dans son milieu naturel reconstitué, dans un souci pédagogique et de respect de la condition animale. Avec ce zoo, adieu les cages et les fosses", a déclaré Patrick Beaudouin, le député-maire de Saint-Mandé, commune voisine du zoo et président d'une association pour la reconstruction du parc. "Ainsi, il n'y aura plus d'éléphants, faute de place pour reconstituer son biotope. Par contre, certains animaux pourront vivrent ensemble" a-t-il ajouté.
Interrogé sur la configuration du futur zoo, M.Beaudouin a indiqué "qu'un grand circuit permettra de déambuler du Sahara à la Guyane, de l'Asie à la banquise et jusqu'au monde sous-marin".
Pour le président de la Ligue pour la protection des oiseaux et co-président du comité d'experts pour la rénovation du zoo, Allain Bougrain-Dubourg, le zoo "sera la vitrine de la diversité et de sa fragilité", plutôt qu'une accumulation d'animaux "à la manière d'une ménagerie".
"Les animaux présentés seront les ambassadeurs des programmes de conservation menés à travers le monde", précise-t-il dans une interview au "Parisien".
Un appel d'offres doit être lancé début 2006 pour les travaux de rénovation. Le nouveau zoo, exploité en partenariat public-privé, pourrait ouvrir ses portes en 2008, selon des indications données en juin par le directeur général du muséum Bertrand-Pierre Galey. Le coût global des travaux, qui devraient débuter au premier trimestre 2007, est estimé entre 120 et 130 millions d'euros, selon Patrick Beaudouin.
"Le constructeur choisi financera les travaux et récupèrera son investissement sur les recettes du zoo", a-t-il ajouté. Un million et demi de visiteurs par an "sont attendus et l'entrée sera à 15 euros", a-t-il ajouté.
Le zoo sera équipé d'un cinéma, d'une bibliothèque, d'une salle de conférences, d'un lieu de rencontres avec les scientifiques et d'un restaurant panoramique construit dans le grand rocher, a précisé le député-maire.
Inauguré en 1934 aux portes de Paris, le zoo de Vincennes a vu, ces dernières années, ses installations se délabrer et sa fréquentation fléchir (600.000 visiteurs en 2004, contre 800.000 en 2003), en raison notamment de la concurrence de parcs animaliers plus dynamiques.
Faute d'entretien, les faux rochers en treillis métalliques enduits de béton s'effritent et sont devenus dangereux. Le Grand rocher, symbole du parc, qui domine le bois de Vincennes, a été fermé plusieurs années.
Cinq cents animaux issus de 70 espèces différentes y sont hébergés, mais le parc a dû se séparer de la moitié de ses effectifs initiaux.
France 2 - Publié le 05/12/2005
http://cultureetloisirs.france2.fr/loisirs/16278731-fr.php

Ménagerie en attente d'aménagement
Adieu éléphants et ours, place aux reptiles, aux insectes, aux poissons. Le projet de rénovation du zoo de Vincennes, fortement dégradé, a été adopté vendredi. Le parc, partiellement fermé depuis plusieurs mois, devrait se payer un sérieux lifting grâce à un partenariat public-privé, dont l'investisseur reste à désigner. « L'intérieur du grand rocher sera aménagé, explique Bertrand-Pierre Galey, directeur général du muséum national d'histoire naturelle, propriétaire du zoo. Cinq ou six milieux naturels seront reconstitués, pour regrouper plusieurs espèces. » Un moyen de se « plonger dans une ambiance », de « déambuler du Sahara à la Guyane, de l'Asie à la banquise et jusqu'au monde sous-marin », ajoute Patrick Beaudouin, maire (UMP) de Saint-Mandé.
Son homologue de Vincennes, Laurent Lafon (UDF) précise que « le financement reste toutefois à déterminer car Bercy n'a pas encore donné son accord ». Bertrand-Pierre Galey assure que « beaucoup d'entreprises sont intéressées par le dossier ». Le zoo mise sur 1,5 million de visiteurs par an pour rentabiliser le projet, contre 600 000 en 2004. Le prix d'entrée devrait être de 15 euros , « dans la moyenne européenne » selon Bertrand-Pierre Galey.
M. Gruet
20 Minutes - Lundi 05 décembre 2005
http://www.20minutes.fr/journal/paris/article.php?ida=66388

A savoir : calendrier
Un appel d'offres sera lancé début 2006 pour désigner l'entreprise qui financera les travaux.
Le premier coup de pioche pourrait être donné en 2007, pour dix-huit mois de travaux minimum et une ouverture en 2008.
Le zoo de Vincennes engage sa rénovation
LE MONDE | 25.06.05
http://sympa.archi.fr/wws/arc/idf_xxi/2005-06/msg00116.html

Amiens : une Tour Perret toute neuve   retour en haut de page
30-11-2005
Le ravalement du célèbre monument en béton, qui bénéficie désormais d'une "mise en lumière", est terminé.
Dans le même temps, la tour, construite après-guerre par l'architecte Auguste Perret, a été coiffée d'un cube de verre-horloge, se voyant ainsi conférer une nouvelle valeur esthétique et symbolique.
Haute de 104 mètres et de 30 étages, le symbole de la capitale picarde fut longtemps le plus haut gratte-ciel du Vieux continent.
Située en face de la gare d'Amiens, elle a été construite dans un quartier rasé en 1944. Notamment chargé de la reconstruction du Havre, Auguste Perret, élève de l'ingénieur Gustave Eiffel, systématisa l'usage du béton armé et prôna la standardisation. La tour est un exemple type de l'architecture de cette époque, même si faute de financements, Perret n'avait pas pu achever son projet.
La rénovation était indispensable. Les immeubles avaient mal vieilli : le béton, notamment, était sali par la pollution.
"Aujourd'hui, elle est le phare d'un quartier en pleine mutation", assure-t-on à la mairie d'Amiens. "A deux pas d'un nouveau multiplexe, elle participe de l'ambitieux programme de rénovation urbaine de l'espace Perret et, plus largement, du quartier Gare-La Vallée", précise la même source.
France 2 - Publié le 15/11/2005
http://cultureetloisirs.france2.fr/patrimoine/actu/15713555-fr.php
FRANCE 2 - PATRIMOINE
http://cultureetloisirs.france2.fr/patrimoine/actu/index-fr.php

Un nouveau visage lumineux
Véritable "phare" patrimonial d'un quartier en pleine mutation, la Tour Perret qui a bénéficié d'un important programme de ravalement, est désormais coiffée d'un sablier de verre, lequel égrène les heures grâce à une animation lumineuse colorée.
Ce cube moderne, composé d'un matériau novateur, le verre "actif" vient se poser dans les derniers étages de la Tour et rehausse son sommet de 7 mètres.
Le verre "actif" est constitué d'un film de cristaux liquides et de deux feuilles de verre feuilleté. En fonctionnement lumineux, il est alimenté en basse tension. Quand le verre est hors tension, il reste opaque. L'ensemble est géré par un ordinateur et l'alimentation varie en fonction de l'heure.
Le dispositif est associé à un jeu de lumière qui, passant en revue toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, donne une variation de luminosité à chaque changement d'heure par un système de néon. D'où l'appellation "verre actif".
Grâce à une répartition adaptée de la puissance et des sources lumineuses, la mise en lumière du corps de la Tour tient compte de la présence des habitations, de façon à éviter toute gène pour les riverains.
Le projet a été piloté et financé par la ville d'Amiens et conçu par l'architecte Thierry Van de Wyngaert.


Copenhague : des appartements dans les anciens silos   retour en haut de page
12-10-2005
Les Seed Silos, deux anciens silos portuaires de Copenhague, ont été reconvertis par le cabinet d'architectes néerlandais MVRDV en 86 appartements d'environ 100m². Le coeur de ces bâtiments cylindriques est devenu un atrium lobby éclairé par un toit de verre. Il dessert les différents appartements qui ont été disposés tout autour de l'édifice, les ouvrant ainsi sur le port et la ville de Copenhague. A proximité, l'ancien silo de Wennberg va également accueillir 130 appartements dont une partie sur 16 étages.
Auteur: AIVP
Titre Original: Gemini Residence
Date de parution: Lundi, 22 Août 2005
http://www.aivp.org/article1109.html

La villa Tugendhat inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO va être restaurée   retour en haut de page
12-10-2005
Jaroslava Gissubelova
La ville de Brno prépare une restauration complète de la villa Tugendhat, un des bijoux architectoniques qui se trouvent sur son territoire. La villa, qui est l'un des rares exemples de l'architecture fonctionnaliste dans notre pays, figure, depuis 2001, sur la liste du patrimoine culturel mondial de l'UNESCO, attirant à Brno les touristes du monde entier.
Les années vingt du XXe siècle ont vu la naissance et le développement d'un nouveau courant dans l'architecture - le fonctionnalisme - style qui place au second plan le caractère décoratif pour mettre en avant le rôle primordial de chaque construction : sa fonctionnalité... A l'époque, un groupe d'architectes s'est formé dans la capitale morave avec à sa tête Bohuslav Fuchs, Jiri Kroha, Jan Visek et Arnost Wiesner. Ces derniers ont fait venir à Brno d'autres personnalités de l'architecture mondiale, parmi lesquelles Ludwig Mies Van der Rohe /1886-1969/, auteur de la plus importante et plus belle construction fonctionnaliste - la villa Tugendhat. Cette année, le bâtiment fête ses 70 ans et un renouveau s'impose donc. La parole est au directeur du musée de Brno, Pavel Ciprian :
« L'objectif des travaux est la restauration complète de la villa, de ses éléments de construction, aussi bien du mobilier que de ses équipements, etc. Au milieu des années 1980, la villa a subi une reconstruction peu sensible et une modernisation indésirable. Notre souci est de rendre son aspect d'origine à la villa, ce qui, à mon avis, est possible et réel à 95 %. Puisque la villa figure sur la liste de l'UNESCO, les conditions de restauration sont très sévères. Les travaux devraient être terminés deux ans après leur commencement. Pour l'instant, nous sommes cependant encore en train de terminer le projet de restauration. En attendant, la villa Tugendhat reste ouverte au public. »
Pourquoi la villa s'appelle-t-elle Tugendhat ? Tout simplement parce qu'elle porte le nom de ses propriétaires, les époux Tugendhat, qui, après avoir rencontré Van der Rohe à Berlin en 1928, lui ont demandé de projeter une villa à Brno. M. Tugendhat était un riche commerçant juif qui possédait plusieurs usines de textile à Brno. D'ailleurs, à l'époque, on appelait Brno le « Manchester morave », et ce surtout grâce à l'entreprise de Tugendhat qui fabriquait le coton à partir de matériaux originaux importés de Grande-Bretagne. Les travaux de construction de la villa ont été entamés en 1929 pour être terminés en décembre 1930. L'architecte Rohe n'a eu qu'une seule condition, à savoir s'occuper de l'ensemble du projet. Les époux Tugendhat ont donc dû respecter, sans droit d'intervention, toutes ses décisions, à commencer par celles relatives à la division de l'espace jusqu'au choix des couleurs, des meubles, des lumières, des tapis, des autres accessoires et même des arbres plantés dans le grand jardin qui entoure la maison. Les époux Tugendhat ont accepté même si, plus tard, ils l'ont plus d'une fois regretté. En effet, de l'extérieur, la maison donne l'impression d'être un peu austère, voire triste.
Quant à l'arrangement intérieur, Rohe a complètement supprimé la notion de chambres séparées préférant un grand espace qui n'est divisé qu'à à l'aide de cloisons en verre ou maçonnées. Le premier étage, d'une surface de 223 m2, est donc divisé en quatre zones "fonctionnelles" représentant quatre chambres pour quatre membres de la famille. Ce qui attire le plus notre attention, ce sont les grandes fenêtres qui donnent toutes sur le jardin et derrière lesquelles on peut admirer le beau paysage du jardin. Il y a même une histoire à ce sujet : Mme Tugendhat a voulu accrocher sur le mur de sa chambre le portrait de son grand-père mais Van der Rohe a refusé, insistant sur le fait que c'est la fenêtre et le jardin derrière qui sont une vraie oeuvre-d'art. Les pièces les plus intéressantes sont néanmoins la salle d'accueil ou de travail, ainsi que le grand salon comprenant aussi la salle à manger. Ces deux grands espaces sont séparés par une planche d'onyx. L'onyx est une variété d'agate, remarquable pour sa finesse et ses raies parallèles et concentriques de diverses couleurs. Cette planche est placée de telle façon à ce que les rayons du soleil qui la pénètrent projettent sur les meubles ou le plancher une lumière de différentes couleurs. La lumière entre dans la chambre par des grandes vitres de 3 à 4 m qui remplacent deux murs de la maison et que l'on descend en appauynt sur un bouton. Comme la villa se trouve sur une pente, ses grandes vitres nous offrent une vue magnifique sur toute la ville de Brno, ses tours et ses églises, et nous donnent l'impression d'être toujours en contact avec la verdure du jardin. Afin que la villa possède une forme simple et parfaite à la fois, à laquelle on ne peut rien ajouter ni enlever, Van der Rohe a utilisé les matériaux les plus fins, dont le bois de l'ébénier, une pierre semi-précieuse ou encore des colonnes chromées, éléments qui ont fait grimper le prix de la construction à plusieurs centaines de millions de couronnes. Les Tugendhat se sont installés dans leur nouvelle villa en 1930 pour la quitter huit an plus tard, en 1938, année où ils ont dû fuir le nazisme et partir pour le Venezuela. Pendant la guerre, la villa a été occupée par les Allemands qui l'ont pillée et abandonnée à l'Armée russe qui a ensuite achevé l'oeuvre de destruction. En 1963, après plusieurs années de travaux de reconstruction, la villa a été classée monument culturel. Après 1989, on est entré en contact avec la propriétaire d'origine, Mme Grete Tugendhat, qui possédait une documentation détaillée de la villa, ce qui a permis aux architectes de la reconstruire et de lui redonner son aspect d'origine. Comme l'affirme Pavel Ciprian, une coopération avec des experts étrangers s'est avérée nécessaire :
« En premier lieu, je mentionnerais l'étroite collaboration avec le professeur Ivo Hammer, qui est le doyen de l'Ecole des arts appliqués et de la restauration à Hildesheim, en Allemagne. Par un concours de circonstance, il est marié à Daniel Tugendhat, la fille des bâtisseurs de la villa. Grâce à eux, plusieurs équipes de restaurateurs sont venues à Brno pour faire des recherches sur les matériaux nobles qui ont été utilisés lors de la construction de la villa. »
Quant au destin de la famille Tugendhat... Après la guerre, ils sont revenus en Tchécoslovaquie mais la situation était tellement incertaine avec la montée des communistes qu'ils ont décidé d'offrir la villa à l'Etat et de repartir. Aujourd'hui, la villa est utilisée par la mairie de Brno à des fins culturelles et de représentation. Elle a été le théâtre de plusieurs événements importants, dont la rencontre entre les chefs de gouvernements tchèque et slovaque, Vaclav Klaus et Vladimir Meciar, pour la partition de la Tchécoslovaquie.
Radio Prague [21-08-2005]
http://www.radio.cz/fr/article/69631
http://www.radio.cz/print/fr/69631

A Angers, la renaissance d'un immeuble Art déco   retour en haut de page
10-10-2005
Vincent Boucault
Près de l'ancien aérodrome d'Angers, l'école de pilotes de la Compagnie française d'aviation (CFA) est redevenue un immeuble aérien, lumineux et fonctionnel. Une Maison de l'architecture, des territoires et du paysage y a élu domicile. Elle doit être inaugurée le 14 octobre par le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres.
Belle revanche pour ce vaisseau de béton livré pendant des décennies aux vents, aux ronces, aux gamins, aux squatteurs et, pour finir, aux graffeurs, qui en ont fait l'un des hauts lieux français de leur expression. Le sort de ce bâtiment long, étroit, percé de fenêtres géantes est longtemps resté incertain. En 1969, le premier schéma du contournement autoroutier de l'agglomération prévoyait sa destruction. Depuis 1940, ce vaisseau de béton style Art déco, avec son venteux hall d'entrée qu'on dirait inspiré du Trocadéro parisien et ses mosaïques signées Odorico, était désaffecté. Erigée deux ans auparavant selon les plans de l'architecte Ernest Bricard, l'école de la CFA n'avait eu le temps de former qu'une promotion de pilotes militaires avant 1939.
La ville d'Angers ne s'y est jamais intéressée. Jean-Claude Antonini, son maire actuel, n'y voit encore que "la trace d'un urbanisme qui n'a pas eu de succès". Il en va autrement pour Bruno Letellier, directeur du Conseil en architecture, urbanisme et environnement, organisme satellite du conseil général du Maine-et-Loire. Il a obtenu l'inscription du bâtiment à l'inventaire supplémentaire en 2004.
Acheté en 2002 pour 1 euro symbolique à la CFA, l'édifice a été revu de fond en comble sans que son aspect ne soit substantiellement modifié, pour un budget de 3 millions d'euros. "En voyant l'ensemble, on a l'impression qu'on n'a rien fait, commente l'architecte parisien Maxime Ketoff, en fait on a tout refait." Des fibres de carbone ont consolidé une structure béton bien conservée. Les baies vitrées qui permettaient aux élèves de suivre les manoeuvres aériennes de leurs instructeurs ont été conservées mais le vitrage a été doublé. Le bâtiment offre désormais 1 800 m2 de bureaux et d'espaces d'exposition.
Lors des Journées du patrimoine, 3 000 visiteurs ont pu s'en rendre compte. Beaucoup avaient joué, enfants, dans les couloirs déglingués du bâtiment.
Article paru dans l'édition du 11.10.05
LE MONDE | 10.10.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-697794@51-627786,0.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3246,50-697794,0.html
LE MONDE - CULTURE
http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-3246,1-0,0.html

GOOGLE IMAGES - MAXIME KETOFF
http://images.google.fr/images?q=%22maxime+ketoff

MAXIME KETOFF, MARIE PETIT
http://ketoff.free.fr/
Maxime KETOFF
http://ketoff.free.fr/html/pub/cv.htm
Siége du CAUE de Maine et Loire
http://ketoff.free.fr/html/equip-div/caue/caue01.htm

Maxime KETOFF, Marie PETIT
http://www.nuit-blanche-communication.fr/downloads/la-defense/LES%20ARCHITEC TES_ladef.doc
ANCIENNE ECOLE D'AVIATION
ANGERS, MAINE ET LOIRE
http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/pdf/selection_coups_de_coeur.pdf

Bercy gèle la rénovation des corons du Nord - Pas-de-Calais   retour en haut de page
22-09-2005
LILLE correspondance - Geoffroy Deffrennes
Privés de crédits pour achever 100 km de voirie dans les cités minières, les maires du bassin minier du Nord - Pas-de-Calais, toutes étiquettes politiques confondues, ont manifesté, vendredi 16 septembre, à Paris, devant le ministère des finances. Les associations de locataires, les syndicats et l'ensemble des entreprises de BTP concernées avaient été appelés à monter dans la vingtaine de bus affrétés.
Le député (PS) et maire de Liévin (Pas-de-Calais) Jean-Pierre Kucheida, président de l'Association des communes minières du Nord - Pas-de-Calais, a pris la tête de la fronde. Motif du courroux, les crédits du Groupement interministériel de restructuration de la zone minière (Girzom) actuellement gelés par Bercy. Cet argent doit financer la mise aux normes des voiries, installer l'assainissement ainsi que les réseaux d'eau, d'électricité et de gaz. Des travaux indispensables avant la rénovation des corons, ces maisonnettes avec jardins.
"C'est la première fois que ces crédits, décidés par Raymond Barre en 1974, sont remis en question , s'insurge M. Kucheida. Jacques Chaban-Delmas était venu constater les besoins sur le terrain, à Auchel notamment, en 1971. Depuis, les gouvernements successifs ont maintenu l'aide." L'Etat s'était ainsi engagé à verser 160 millions d'euros dans le contrat de plan 2000-2006. "Or, en 2005, il manque déjà 54 millions d'euros. Fin 2006, 94 millions d'euros feront défaut."
Les conséquences sont doubles. Les locataires des 8 000 corons restant à rénover n'ont qu'un point d'eau froide, pas de chauffage central, pas de salle de bains, pas de tout-à-l'égout. Les toilettes sont à l'extérieur. Quand ils n'ont pas installé un ballon d'eau chaude à leurs frais, ils se lavent dans des bassines avec de l'eau chauffée à la bouilloire. En 2000, 24 000 corons étaient encore dans cette situation, sur les 67 000 préservés. Des emplois dans les travaux publics sont aussi menacés : plus de cent entreprises travaillent aux rénovations.
"ÉTAT EN RETARD"
"Ces logements ont été construits dans les années 1920 , rappelle M. Kucheida. Les compagnies minières, puis, après 1945, les Houillères, ne se sont jamais préoccupées de l'assainissement." Friches et corons sont restés la propriété de Charbonnages de France (CDF) puis sont passés sous le contrôle des 130 communes. Les élus se sont alors rassemblés au sein d'un Etablissement public de gestion immobilière du Nord - Pas-de-Calais (Epinorpa), présidé également par Jean-Pierre Kucheida. Il s'agissait de donner une meilleure image à cet habitat social.
La région, les départements du Nord et du Pas-de-Calais ont rempli leurs obligations, insiste le député : "Seul l'Etat n'apporte pas sa part, ou la donne en retard. Ce sont alors les communes qui contractent des emprunts et payent des agios. Elles sont déjà les plus pauvres de France. La redevance minière a toujours été dérisoire par rapport aux taxes professionnelles : le rapport était d'un pour dix enviro n." Les élus réclament une nouvelle négociation pour le 1er janvier 2007.
Article paru dans l'édition du 20.09.05
LE MONDE | 19.09.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-690477@51-687543,0.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3228,50-690477,0.html
LE MONDE - REGIONS
http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-3228,1-0,0.html

Greffe de peau réussie pour l'Atomium   retour en haut de page
19-09-2005
La mue est désormais achevée pour le bâtiment le plus surréaliste jamais produit par l'imaginaire belge. L'Atomium remis à neuf rouvrira en janvier 2006.
Dernière greffe de peau, ce jeudi, pour l'Atomium. Sur le coup de 12 heures, s'est élevée dans le ciel bruxellois la dernière plaque (on en compte 970) de son revêtement extérieur. Vite rivée et boulonnée à la structure, la greffe a pris. L'Atomium est désormais complètement enveloppé de 9.000 m2 d'inox rutilant.
Faut-il encore présenter cette molécule de fer... de 2.500 tonnes ? André Waterkeyn, son créateur, a réalisé là la structure métallique la plus surréaliste jamais produite par l'imaginaire belge. Emblème de l'Expo de 1958, l'Atomium, qui ne devait durer que six mois, est toujours debout. Bien mieux que Manneken-Pis, ce bâtiment symbolise Bruxelles. Prouesse technique, architecturale et bientôt, espère-t-on, phare touristique. Avec le recul, on se demande même comment la capitale de l'Europe a pu tolérer que ce bâtiment unique au monde soit à ce point négligé et oublié. Depuis au moins vingt ans, sa rénovation était mise sur le tapis. Le problème était essentiellement financier et politique. Une ASBL peu fortunée gère la structure métallique, ne vivant pratiquement que des recettes d'exploitation (dans les belles années, l'Atomium accueillait 400.000 visiteurs). La Ville, propriétaire du bien, était tout aussi incapable de financer sa restauration. La Région avait d'autres chats à fouetter.
Bref, la rénovation a été sans cesse repoussée jusqu'à ce que l'Etat fédéral comprenne qu'il lui fallait une vitrine, un ambassadeur exclusif, brillant, scintillant, rutilant dans notre triste nuit communautaire. L'image colle d'ailleurs bien à la réalité puisque plus d'un millier de lucioles (des points lumineux) ont été greffées à la peau en inox qui illumineront la nuit bruxelloise.
L'accord pour le sauvetage de l'Atomium suppose un effort conséquent du fédéral qui débourse, sur l'enveloppe de 26 millions d'euros, 17,5 millions. Le reste étant financé par l'ASBL Atomium et la Ville de Bruxelles (un peu moins de 9 millions d'euros). Les travaux ont débuté discrètement au printemps 2004. Le site a été fermé au public en septembre. Aujourd'hui, les travaux extérieurs sont terminés. Il reste à aménager l'intérieur. La réouverture est prévue pour janvier 2006. La mise en exploitation complète pour le printemps. Travaillent sur ce chantier prestigieux deux grands groupes belges : Besix (qui construit notamment la plus grande tour du monde à Dubaï) et Jacques Delens.
Jusqu'à présent le chantier n'a subi aucun retard par rapport au planning, comme le confirme l'échevin de l'urbanisme Henri Simons. Ce dernier, par ailleurs président de l'ASBL Atomium et en quête de visibilité, s'était coiffé ce jeudi d'un casque vert se mariant avec ses lunettes de la même couleur : Nous avons des accords avec l'OPT pour assurer la promotion de l'Atomium sur les marchés étrangers. On peut raisonnablement espérer tabler sur une fréquentation de 400.000 visiteurs dès 2006. Notre objectif est d'atteindre les 750.000 en 2007.
FRANÇOIS ROBERT
Régions.be - vendredi 16.09.2005
http://www.regions.be/Rubriques/La_Une/page_5576_366987.shtml

Neuf boules en inox flambant neuves
Sophie Lebrun
La rénovation extérieure de l'Atomium est quasi terminée.
Il rouvrira ses portes début 2006. Une grande fête populaire sera organisée au printemps.
La rénovation extérieure de l'Atomium touche à sa fin. La dernière des grandes plaques triangulaires en inoxydable qui couvrent désormais les neuf sphères devait être posée hier soir. Il restera à fixer quelques «méridiens», les panneaux allongés qui ferment l'espace entre ces triangles, remplacer quelque plaque abîmée en cours de chantier, et terminer la mise en peinture d'un pied («bipode») et de quelques tubes: le lifting du plus «zinneke» des bâtiments belges sera alors terminé.
C'est donc la phase cruciale de ce chantier délicat et extraordinaire (d'un budget de 26 millions d'euros) qui s'achève, se réjouit l'échevin Henri Simons, président de l'ASBL Atomium; et ce, dans les délais, rappellent les entrepreneurs associés, Jacques Delens & Besix, Belgo Metal et Arcelor. Un «chantier à l'envers», explique Jacques Morelle, directeur commercial de Jacques Delens. Le squelette en acier de chaque sphère a d'abord été sablé, renforcé et repeint, à l'abri de la couverture d'origine en aluminium. Après quoi seulement, celle-ci - soit 720 petits triangles par boule - a été démontée pour faire place à la nouvelle peau en inox: un assemblage de 48 grands triangles reproduisant fidèlement le design d'origine. Le premier a été posé en janvier 2005. L'Atomium, devenu terne et corrodé au fil du temps, a donc retrouvé son brillant d'antan, qui annonce une renaissance inespérée: construit pour l'Expo 58 par le jeune ingénieur André Waterkeyn, il devait initialement être démonté après six mois. Le voici paré pour quelques décennies. Outre la rénovation à l'identique et la mise en conformité aux normes actuelles, le contrat des entrepreneurs inclut dix ans de garantie contre la corrosion. On imagine aisément que pour le nettoyage des plaques, il faudra faire appel, comme ce fut le cas pour la pose, à des ouvriers acrobates.
Un nouveau pavillon
A l'intérieur, les techniques spéciales sont en cours d'installation: protection incendie, air conditionné.... Isolation et double vitrage ont été posés.
«On est en discussion avec Electrabel et la concurrence pour obtenir une baisse du prix de l'énergie», note Henri Simons - l'accès à l'énergie étant libéralisé pour les gros marchés à Bruxelles.
L'aménagement intérieur (lire ci-dessous) sera terminé en février, période à laquelle l'Atomium fera l'objet d'une première réouverture. Il restera alors à terminer ses abords et le nouveau pavillon, où sera logée la billetterie. «Indépendamment de la hausse du prix de l'acier, que le fédéral a prise en charge, c'est la construction de cette annexe, d'environ 1 million d'euros, qui a créé une augmentation du budget», précise Diane Hennebert, directrice de l'ASBL Atomium, qui espère une aide de la Loterie nationale.
La grande ouverture aura lieu au printemps, idéalement le week-end de Pâques. Une fête axée sur «l'extérieur de l'Atomium, car on souhaite accueillir le plus de monde possible: 60 pc des frais de rénovation étant pris en charge par le fédéral, donc par les Belges, il est normal de les inviter, non?» indique Diane Hennebert.
La Libre Belgique 2005 - Mis en ligne le 16/09/2005
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=239800

Paris XII° - Le zoo de Vincennes engage sa rénovation   retour en haut de page
11-07-2005
Le zoo de Vincennes engage sa rénovation
par Christiane Galus
Dès son ouverture au public, en 1934, le Parc zoologique de Paris, plus connu sous le nom de zoo de Vincennes, a connu un immense succès. Conçu par l'architecte allemand Carl Hagenbeck sur le modèle du zoo de Hambourg, ce parc animalier apportait des innovations importantes : ainsi, grilles et barreaux étaient supprimés, donnant aux visiteurs la sensation d'être très proches des animaux.
Depuis, le zoo, qui s'étale sur 15 hectares, a vieilli. Faute de volonté politique, d'argent et d'entretien pendant des décennies, il est aujourd'hui dans un triste état et en partie fermé au public. L'accès au sommet du Grand Rocher, haut de 65 mètres, se fait à pied, l'ascenseur ne fonctionnant plus. Et 400 animaux sur 900 ­ notamment les grands fauves ­ ont été déplacés dans d'autres parcs animaliers, en France et à l'étranger. Restent les girafes, les hippopotames amphibies et pygmées, les babouins et les macaques, les antilopes africaines, les zèbres et les okapis, ainsi que différents volatiles.
Si tout se passe bien, le public devrait retrouver, fin 2008, un espace rénové, mis aux normes, et adapté aux évolutions actuelles des zoos internationaux. Bertrand-Pierre Galey, directeur général du Muséum national d'histoire naturelle, dont dépend le parc, conserve à ce sujet "un bon espoir et une très ferme détermination" . En septembre 2004, le ministère de l'éducation nationale a approuvé le plan de restauration qu'il a proposé, pour un budget compris entre 60 et 80 millions d'euros (Le Monde du 20 septembre 2004). Selon M. Galey, le changement de gouvernement ne devrait pas modifier la détermination des pouvoirs publics sur ce sujet.
Le processus de remise en état du zoo de Vincennes est déjà bien engagé. Trois équipes multidisciplinaires comprenant, entre autres, des architectes, des paysagistes, des scénographes et des zootechniciens, ont été sélectionnées, parmi 27 propositions, pour présenter, dans un premier temps, un projet commun. Elles sont pilotées par Ellipse, Architecture Studio et TN +. Ensuite, partant du projet retenu, chacun de ces groupes proposera sa version. Le Muséum fera son choix à la fin du mois de septembre ou au début du mois d'octobre.
La direction passera alors à l'étape suivante, "en lançant, en novembre, un appel à candidature pour la construction du zoo auprès de consortiums comportant, entre autres, des concepteurs et des architectes. Car le projet initial n'est pas un plan de détail, mais plutôt une esquisse générale" , explique M. Galey. Le financement des travaux sera fait dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP). L'entreprise retenue préfinancera le projet, ce qui permettra au Muséum ­ et donc à l'Etat ­ de racheter les équipements en location/vente. Le terrain, quant à lui, est propriété de la Ville de Paris.
Grâce à ce PPP, c'est le fournisseur des équipements et non l'Etat qui assure leur maintenance. "Le choix du consortium devrait être fait début 2006, afin de permettre le démarrage des travaux, qui doivent durer deux ans, début 2007" , ajoute M. Galey.
Dans le nouveau zoo rénové, "l'accent sera mis sur la qualité et non sur la quantité des animaux. Nous voulons préserver le bien-être animal" , explique Geneviève Beraud, responsable du département des parcs botaniques et zoologiques du Muséum. Par ailleurs, poursuit-elle, "nous allons montrer les animaux par écosystèmes, afin d'évoquer le mieux possible le milieu naturel. Les écosystèmes retenus possèdent une biodiversité élevée et sont soumis à une forte pression anthropique. Car la biodiversité constitue l'assurance-vie de l'homme."
Seront ainsi présentées la forêt équatoriale africaine, la steppe sahélo-soudanienne, la forêt tropicale humide guyanaise et, peut-être, les rivages du Cap. Un espace devrait être consacré à Madagascar, et, aussi, aux massifs montagneux européens, qui possèdent également une biodiversité très riche.
Ces écosystèmes seront présentés avec les animaux des régions concernées, installés au milieu d'une végétation et d'un environnement inerte (minéraux, dispositifs aquatiques) appropriés. "L'objectif est d'immerger le visiteur dans l'écosystème qui lui est présenté, en stimulant ses sens, son imagination et sa réflexion sur le monde sauvage" , précise Mme Beraud.
La rénovation du zoo devra aussi tenir compte du concept architectural d'origine, qui présentait un décor de faux rochers. Faut-il les conserver en l'état ou les reconstruire ?
En tout cas, il faudra les intégrer dans un paysage arboré, le zoo de Vincennes ayant été conçu comme un parc paysager. Un point important, car "l'ambiance sera donnée par le végétal" . Enfin, il faut songer à intégrer ce parc animalier dans le bois de Vincennes.
La rénovation du zoo parisien devra également répondre à des objectifs scientifiques. Selon son cahier des charges, il devra contribuer à la conservation des espèces, grâce aux travaux des chercheurs du Muséum, et à la reproduction en captivité d'espèces menacées, afin de les réintroduire dans leurs habitats sauvages.
La diffusion des connaissances ­ une des pierres de touche des activités du Muséum national d'histoire naturelle ­ fera appel à différents moyens tels que des panneaux et des bornes d'information, une médiathèque et, peut-être, une salle de cinéma.
Article paru dans l'édition du 26.06.05
LE MONDE | 25.06.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-666272@51-642369,0.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-666272,0.html
LE MONDE - SCIENCES
http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-3244,1-0,0.html

 

 

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